Tour du monde en 24'000 heures de vol de Jean Claude Rudaz.
Jean Claude Rudaz nous a offert 3 livres pour les concours de 2011.
Auteur :Jean-Claude Rudaz
15 x 23.5 cm
340 pages
20.00 €
34.00 CHF
ISBN : 978-2-8289-1143-0
http://www.editionsfavre.com/index.php
Parution 11 mars en France et Belgique
Œnologue diplômé, Jean-Claude Rudaz aurait pu reprendre le commerce de vins de sa famille. Mais son avenir n’est pas là. Avec sa part d’héritage, il se lance dans les courses de voitures au volant de divers bolides. Il s’illustre en Europe, en circuit et surtout en courses de côte. Mais en 1965, à la suite d’un accident, il se retrouve ruiné et découvre la solitude des sportifs déchus.
Il tente alors une nouvelle vie au Congo, à l’époque en pleine
révolution. Il se met à l’aviation et devient pilote de brousse. Otage
des mercenaires, sa destinée aurait pu se terminer le 7 juillet 1965.
Avec sa volonté d’aller de l’avant, il parvient à s’imposer chez Air
Congo. Sa carrière est lancée.
De retour en Suisse avec Transvalair, il marque l’histoire de
l’aviation valaisanne durant 7 ans. Puis, au Tchad, il effectue deux
missions pour le CICR comme commandant d’un DC4. C’est ensuite avec
Air-Glaciers qu’il découvre l’aviation d’affaires. Il est pour
quelques mois le pilote du film Fort Saganne, tourné en Mauritanie et
duquel il ramène des souvenirs émouvants.
Avec TEA Switzerland il entrevoit l’Australie, le Vietnam… et la Suisse alémanique. C’est enfin en Asie, chez Asiana Airlines qu’il atteint l’apogée de sa carrière en devenant commandant sur Boeing 747-400.
Ce Tour du monde en 24 000 heures de vol reflète la vie intense d’un pilote pas comme les autres, qui préfère nous parler des pays qu’il a traversés et où il a parfois vécu, de leur population et de leur culture, plutôt que de raconter ses exploits techniques dans le cadre des cockpits. Un récit dépaysant pour tous les types de lectorat.
Aviateur au parcours atypique, Jean-Claude
Rudaz a passé la majeure partie de sa carrière
aéroautique à l’étranger. Son autobiographie
récemment publiée donne un aperçu d’une vie de
pilote inhabituelle.
L’appel des horizons lointains
Par elle-même déjà, l’aviation est une véritable aventure
humaine, mais plus d’une carrière dans cette
branche peut encore nous réserver bien des surprises.
Ainsi en est-il du trajet de Jean-Claude Rudaz, pilote ayant quelque
24000 heures de vol à son actif. Rien, à l’origine, ne semblait
prédestiner ce Valaisan à marcher sur les traces d’Icare, si ce n’est
peut- être son lieu de naissance: à 2200 mètres d’altitude, près de la
Grande Dixence.
Bien que son chemin ait semblé tout tracé: reprendre
le vignoble de son père, il fut pris d’une passion pour les machines
qui n’allait plus le quitter. Ce furent des courses automobiles pour
commencer, qui malgré des résultats tout à fait honorables, lui
causèrent quelques déceptions: un accident en particulier, dont il
sortit indemne mais ruiné.
Ne se laissant pas décourager, et muni de sa licence de pilote,
Jean-Claude Rudaz répondit à l’appel des horizons lointains. Ainsi,
au fil des 290 pages de son autobiographie récemment publiée,
accompagne-t-on ce Suisse avide d’aventure dans les coins les plus
reculés du globe, au Congo par exemple. Ce fut pour lui l’occasion de
cumuler de précieuses expériences aériennes, tout d’abord comme
pilote de brousse aux commandes d’appareils tels que Piper Apache
ou légendaires DC-3, comptant entre autres le jeune Mobutu Sésé
Séko parmi ses passagers .
Son passage au Congo (Zaïre peu après) allait également
ouvrir à Jean-Claude Rudaz les portes de l’aviation
de ligne, par exemple à bord de Fokker F- 27 « Friendship» ou DC-4. À son retour en Suisse
débuta l’aventure de Transvalair et des vols cargo
assurés par les deux Canadair CL- 44, exploités
durant la trop brève existence de cette compagnie
aérienne valaisanne. Après une brève période
chez Air- Glaciers (la compagnie de son ami
Bruno Bagnoud), il fut à nouveau tenté par
l’aventure africaine, que ce soit lors du tournage
du film «Fort Saganne» ou comme appui au rallye Paris- Dakar.
Soif de vastes étendues
C’est assez tard, après de nombreux détours, que Jean-Claude Rudaz
s’assoit finalement dans le cockpit d’un jet. Dans sa soif de vastes étendues, le «röstigraben» reste pour lui une frontière insurmontable.
Mais l’appel du lointain reprend rapidement le dessus, le couronnement
du parcours de Rudaz arrivant quand il occupe le siège
gauche d’un Boeing 747-400, en Corée du Sud. Immergé dans une
culture séparée par des milliers de miles nautiques de la nôtre, notre
Valaisan parvient quand même à s’intégrer. Mais il doit aussi y lutter
contre des idées dépassées, en particulier pour ce qui concerne le
traitement du personnel, une obéissance aveugle à la hiérarchie pouvant
avoir parfois des conséquences funestes.
Ce véritable livre d’aventures constitue autant un récit
enthousiasmant qu’un regard original sur le monde, contemplé au
travers de la loupe d’un «homme du verbe», témoin très discret et
privilégié de l’histoire en près d’un demi-siècle d’aviation tout autour
de notre planète.
Martin Rudaz
Jean-Claude Rudaz, «Tour du monde en 24000 heures de vol», Éditions Favre







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