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Congo 1957-1966

Témoignage

Éditeur responsable : Michel Faeles

Coordination éditoriale : Baudouin Peeters

Prépresse & couverture : Nino De Schepper

Production : Copy-Media, Merignac (France)

© Dynamedia Éditions - www.dynamedia.be

Dépôt légal : 01/2017

ISBN 978-2-9601681-3-6 Ean 9782960168136

Tous les droits de reproduction, de traduction et d'adaptation des photos et du texte, même partielle, sont réservés à̀ l'éditeur et à l'auteur pour tous les pays.

 

 

 

 

A propos du livre et de l'auteur

Ituri 1957 - 1960

Après mes études à l'École abbatiale de Maredsous et à l'Université de Liège (ECOSOC), je me trouvai dans une impasse en raison d'une situation militaire en attente, et en conséquence, de la difficulté de trouver un emploi.

Appelé deux fois à plusieurs mois d'intervalle au centre de recrutement de l'Armée, avec examen médical à l'hôpital militaire de Tournai, je suis ajourné ; et finalement intervient une décision administrative me déclarant inapte définitivement pour raisons de santé. Entretemps, j'avais réussi un concours pour un poste d'employé subalterne à la Caisse Coloniale des Pensions et Allocations Familiales pour Employés (C.C.P.A.F.E.), concours pour lequel l'exigence minimum est le diplôme d'humanités inférieures et où je suis le seul universitaire à concourir.

Cet emploi à Bruxelles m'empêche de continuer des études complémentaires à Liège, mais me permet par contre de passer l'examen de recrutement pour un poste de fonctionnaire au Congo ; mon départ comme Administrateur territorial assistant est fixé fin 1957.

Mais, cinq mois environ après mon engagement ; le directeur général de la C.C.P.A.F.E. me signale que l'organisme qu'il dirige organise un stage de recrutement d'inspecteurs du travail, commençant le 1er novembre 1956, avec départ pour le Congo prévu en février 1957.

J'en avertis ma fiancée, qui devient très hésitante pour un départ en Afrique, et cela aboutit finalement à la rupture de nos fiançailles.

J'atterris à Léopoldville le 26 février 1957, et j'apprendrai plusieurs années après, que ma destination primitive était la région d'Inongo et du lac Léopold II, région qui est certainement la plus insalubre du Congo ; je n'ai en effet aucun appui, contrairement à mes 11 collègues ; il faut dire que je n'ai même pas pensé à en chercher. Mais je fais un bon stage à Léopoldville, contrairement à un collègue jouissant de nombreux appuis et la décision finale est une inversion des postes d'affectation ; c'est ainsi que j'aboutis finalement à Nioka, dans la magnifique région d'altitude de l'Ituri, à la frontière de l'Uganda et du Soudan, avec d'abord une région d'inspection de 4 territoires (Djugu, Mahagi, Aru, Faradje), puis de 2 territoires supplémentaires (Bunia, Watsa), en raison d'une vacance de poste. Nioka n'est pas chef-lieu de territoire, mais est un centre très important avec hôtel, garages, commerces divers, en raison surtout du Centre d'expérimentation de l'Institut national pour l'étude agronomique du Congo belge (INEAC), lequel fait des recherches sur le café, le thé, le pyrèthre, le quinquina, les aleurites, les plantes à parfum, les cultures vivrières, l'élevage ; 10 il faut y ajouter, à proximité de Nioka, la station de Gabu qui s'intéresse spécialement à l'amélioration et au croisement du bétail indigène, et la station du mont Hawa spécialisée en apiculture et en sériciculture; ces deux stations dépendent également de l'INEAC.

Le territoire de Mahagi, dont Nioka fait partie, est peuplé d'Alurs, population nilotique, et a la particularité d'avoir un grand chef qui exerce son autorité et son influence sur toutes les chefferies. J'habite d'abord dans la localité de Nioka dans une habitation peu agréable, mais je fais valoir qu'en raison de cette énorme région de travail (4 à 5 fois la superficie de la Belgique), je ne peux pas m'occuper des petits litiges individuels et que je devrais habiter en dehors d'une localité ; l'Administration accepte et je m'installe successivement dans deux plantations de café, abandonnées par leurs propriétaires, et situées respectivement à 1.800 et à 1.750 mètres d'altitude.

Je ne vais pas m'étendre sur une description de cette région de l'Ituri, au relief très montagneux, allant de 600 à 2.500 mètres d'altitude : la géographie et l'ethnographie de cet extrême nord-est du Congo sont très bien décrites dans le "Guide du voyageur" publié par Inforcongo ; je m'en tiendrai à certaines particularités ou curiosités qui m'ont frappé, ainsi qu'à certaines observations concernant mon travail. TERRITOIRE DE BUNIA (chef-lieu du district de l'Ituri) Au marché de Bunia, l'on voit encore des femmes âgées "à plateau" ; il s'agit d'un plateau rond en bois d'environ 8 centimètres de diamètre, orné de verroteries et placé dans la lèvre inférieure, qui est ainsi très distendue ; une protection ancienne pour échapper aux razzias des esclavagistes.

Au Mont Bedu, au-dessus de Bunia, des Européens, ayant quitté l'Afrique du Sud lors d'un grand trek, se sont installés finalement dans cette région ; leurs conditions d'existence sont misérables notamment au point de vue habitat ; leurs huttes n'ont même pas les conditions minima exigées pour les travailleurs (hauteur au-dessus du sol, dimensions de la porte et des fenêtres). Parmi les étrangers, des personnalités très intéressantes. Tout d'abord, Monseigneur Alphonse Joseph Matthijsen, Vicaire apostolique à Bunia, qui a une autorité exceptionnelle et une grande influence sur le clergé et les populations de l'Ituri ; il restera à Bunia jusqu'à sa mort, le 19 août 1963. Ensuite à Bogoro, localité touristique située sur la route de Bunia à Kasenyi à 1450 mètres d'altitude, habite Monsieur Groven, ancien territorial et fils de territorial ; les anecdotes le concernant sont nombreuses et j'en citerai deux. 11 Bien connu du Gouverneur général du Congo et chargé de l'accompagner lors d'une visite protocolaire à Monseigneur Matthijsen, le Gouverneur général lui demande ce qu'il pense du prélat, et Monsieur Groven lui répond : "eh bien, Monsieur le Gouverneur général, c'est un catholique".

Autre anecdote survenue dans son rôle de fonctionnaire territorial : ayant arrêté plusieurs Congolais soupçonnés de vol, il leur annonce qu'il va mettre une pierre dans la main de chacun d'eux, qu'il va verser de l'eau dans leur main et que la pierre qui fumera lui désignera le coupable ; mais dans la main du principal suspect, il remplace la pierre par un morceau de phosphore et le résultat ne se fait pas attendre ; le coupable présumé s'écrie "c'est moi".

Envoyé au Parquet, le voleur raconte tout cela au Substitut qui, intrigué, téléphone à Monsieur Groven en lui demandant des explications sur cette pierre qui fume, et l'intéressé lui répond "Enfin, Monsieur le Substitut, vous avez déjà vu une pierre qui fumait ". Si ce n'est pas vrai, c'est bien trouvé et ces anecdotes parmi d'autres correspondent bien au caractère du personnage.

 

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