Mes sœurs à Kamina en 1945
Jean Pierre Sonck ©
Le casque colonial était une coiffe légère fabriquée en liège et recouverte de tissus blanc ou beige afin de protéger la tête du soleil. Il était autrefois porté par les Européens sous les tropiques où régnait la hantise du « coup de soleil ». Il protégeait également de la pluie et permettait d’absorber la transpiration du cuir chevelu, car au sommet du casque, une sorte de téton proéminent laissait passer l’air par en-dessous et sur les côtés et des œillets métalliques favorisaient l’aération.
Une lanière en cuir munie d’une boucle décorait le devant du casque. Il était également porté par les enfants, mais fut remplacé à partir des années cinquante par le chapeau, beaucoup plus commode.
C’était la coiffe typique du colonial et lorsqu’Hergé a dessiné Tintin au Congo, il l’a coiffé de ce couvre-chef.
Certains casques avaient le rebord légèrement incliné, d’autres avaient la forme d’une cloche.
Le modèle porté par les Anglais était du type « Wolsley » qui fut adopté par la Force Publique du Congo Belge pour les militaires européens avant la guerre de 1940.
Orné des armes du Congo, il était le couvre-chef obligatoire du personnel de l’administration coloniale.
Cet insigne était surnommé « plaque à poules », car dès que l’administrateur de territoire se montrait dans un village au cours de sa tournée, le chef lui faisait remettre une poule pour son repas.
Il fut également adopté par certains indigènes et particulièrement par les chefs de tribu qui le considérait comme une coiffure de prestige.
Jean Pierre Sonck ©















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