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Le livre de Freddy Duyck sur le PEMARCO est disponible chez l'auteur

Prière de vous renseigner via le mail ci-dessous pour le prix mail to : Freddy Duyck (duyck.freddy(at)telenet.be)

Mon nom est Freddy Duyck, mon départ au Congo remonte à Janvier 1952, date à laquelle toute notre famille rejoignait notre père premier capitaine de la Société de Pêche Maritime du Congo (PEMARCO) parti en 1951 pour y démarrer la pêche maritime.

Ce témoignage est avant toute chose, le résultat de la tentative de montrer l’effort fourni de tous les marins pêcheurs et de tous ceux qui , en Belgique et au Congo, sur terre et sur mer, ont contribué à l’essor de la pêche maritime au Congo. Ce témoignage n’est pas basé uniquement sur des archives officielles mais également sur diverses publications, rubriques de presse et souvenirs personnels. Tout bien considéré, ce n’est pas d’actualité qu’il faudrait parler ici, mais d’histoire. Le tout a été mis dans le contexte du moment, ce qui donne un aperçu intéressant sur les événements qui ont eu lieu en ce temps-là. Nombre de personnages ici évoqués y sont rentrés de plain-pied.


L’idée d’exercer une pêcherie industrielle existait déjà depuis la prime naissance de la colonie.

1912. Naissance de la Société d’Etude des Pêcheries du Congo.

1914. Première tentative de pêche avec le chalutier ostendais le «Jacqueline». Les résultats furent décevants.

1921. Seconde tentative de pêche industrielle avec le chalutier le «Boula Matari» de la Société Anonyme de Pêcheries à Vapeur au Congo, sans plus de succès.

1933. Dépôt du bilan de la Société de Pêcheries à Vapeur au Congo.

Il fallut attendre 1948 avant que l’on reprenne le fil rouge. C’était l’époque où Pierre Wigny Ministre des Colonies préparait son Plan Décennal de Développement économique et social du Congo.

Le Congo était en plein boum économique. Il convenait dès lors de le maîtriser enfin de lui assurer son plein développement. Les populations émigraient des villages de brousse pour s’agglutiner dans la périphérie des villes importantes. Cette fixation posait le problème du ravitaillement en vivres. L’apport en protéines animales posait un problème aigu car il n’équilibrait pas la balance diététique. Pour tenter de solutionner ce problème, on se tourna alors vers la pêche en mer.

L’expédition eu lieu de 1948 – 1949.

Le Ministère des Colonies, représenté par un de ses plus hauts fonctionnaires, le Professeur Pierre Staner, Inspecteur Royal aux Colonies, apporta tout le soutien possible à la réalisation du projet. Il acquit le concours financiers de grosses sociétés coloniales, mais surtout celui de l’Institut Royal des Sciences Naturelles. L’entreprise prit le nom d’Expédition M’Bizi, M’Bizi signifie en Kikongo viande, M’Bizi na maza signifie poisson.

Le Ministère des Colonies loua pour une durée d’un an, le chalutier ostendais « Noordende III » immatriculé O.320. Noordende est le nom d’un banc de sable en Mer du Nord. Pour satisfaire aux besoins de l’expédition, le chalutier fut équipé d’un outillage scientifique moderne, d’un échosondeur permettant le sondage continu des fonds jusqu’à 2.000 mètres. Le chalutier appareilla le 3 juillet 1948 du Bassin à Flot à Ostende. Itinéraire : Ostende-Tenérife-Matadi, durée de la traversée 3 semaines. L’Administration de la Marine prêta un de ses officiers, Jean Laureys, capitaine au long cours, affecté aux malles Ostende Douvres. L’équipe scientifique était composée d’André Capart, docteur en zoologie, Max Poll, conservateur du Musée Royal de l’Afrique Centrale de Tervuren et un jeune chimiste Charles Van Goethem.

Zones explorées : le plateau continental angolais entre l’embouchure du fleuve Congo et la ville de Luanda. Les côtes à hauteur de Pointe Noire, les côtes de Namibie, la Baie des Baleines (Walvis Bay) et la Baie des Tigres.

Le Noordende III O.320 retourna vers la Belgique et parvint à Ostende, son port d’attache, la 3 juillet 1949, exactement un an et une minute après son départ.

L’expédition avait contribué à considérablement améliorer la connaissance du fond marin. Un grand nombre de stations furent effectuées (350), le bateau étant à l’ancre, ce qui permit d’étudier le milieu physico-chimique dans des conditions optimales. Les régions explorées présentaient beaucoup de bancs de poisson intéressent d’un point de vue économique. Avec un chalutier de type O.320, adapté pour la pêche sous les tropiques une exploitation industrielle était possible

Au début trois chalutiers avec une capacité de 50 tonnes s’avèrent nécessaires pour une exploitation rentable. Le développement de l’infrastructure nécessaire tels que une usine de production de glace et de chambre froides, une liaison par voie ferrée avec l’arrière pays, des wagons isothermes, la construction de quais d’accostages, de maisons pour les familles des pêcheurs européens, etc.… doivent être planifié en fonction des besoins.

Grâce aux renseignements contenus dans les rapports de la mission M’Bizi, Pêcherie Maritime au Congo « PEMARCO », fut constituée le 27 décembre 1950 sous l’égide du Ministère des Colonies. Des entreprises à fort coefficient de travail dans le Bas-Congo et à Léopoldville ainsi que la Société Générale de Belgique furent les organismes investisseurs les plus importants. Mr. René Goeman, directeur général adjoint de la Banque du Congo Belge, fut nommé administrateur délégué, le directeur au Congo était Charles Van Goethem. Il avait comme mission d’établir les premiers contacts avec les autorités locales et de choisir un siège pour Pemarco au Congo.

Après concertation il fut convenu d’installer la Pemarco à l’extrémité de la rive gauche du fleuve Congo à Ango-Ango près du village de Noqui à la frontière angolaise. Entre-temps Pemarco acquit à Ostende trois chalutiers, le O.320 Noordende III, O.319 Noordende II et O.311 Victor Billet. Ces chalutiers furent envoyés au Congo au fur et à mesure des besoins. Le Noordende III O.320 arriva à Matadi début octobre 1951. L’équipage comptait six pêcheurs ostendais à savoir : le capitaine Raymond Duyck, le mécanicien Herman Asmus, le barreur Victor Janssens, et le mécanicien d’armement Omer De Gryse, complété par quelques matelots temporaires qui furent rapatriés par la Compagnie Maritime Belge.

On recrutait un équipage indigène. Le Noordende III appareilla le 22 octobre pour son premier voyage dans les eaux tropicales. Charles Van Goethem participait au voyage pour initier l’équipage sur base de son expérience acquise lors de l’expédition M’Bizi. Les captures furent volontairement limitées à 4 tonnes. A la remontée du fleuve, le chalutier fit escale à Boma afin de fournir au marché et à la Force Publique une partie de la prise. Le reste fut vendu, le jour suivant, au marché indigène à Matadi.

La vie à bord était rythmée par les remontées du filet, toutes le 4 heures environ, jour et nuit. Chaque voyage durait 8 jours. Il fallait improviser et tout apprendre à l’équipage indigène inexpérimenté. Le recrutement de marins expérimentés restera un problème permanent dans les années à venir. Entre deux remontées du chalut, il fallait rincer, trier le poisson, le mettre dans des paniers pourvus de glace avant de le stocker en cale. Il restait donc peu de temps pour dormir.

A terre Pemarco était confronté à des difficultés d’approvisionnement en glace. Profrigo livrait la glace avec des vieux camions ouverts. Souvent insuffisamment prise, la glace fondait au soleil avant même d’arriver au port. Dans le port surencombré, le chalutier devait s’amarrer le long d’un ponton flottant en aval, dans la baie de Kala-Kala. L’arrivée d’une barge de l’Otraco transportant du bétail obligeait les pêcheurs d’interrompre régulièrement le déchargement de poisson. Il n’y avait pas liaison ferrée avec le port de Matadi. Bref, avec beaucoup d’improvisation, patience et obstination le travail se faisait.

Le Noordende II O.319 rejoignit le Noordende III en janvier 1953. L’usine de glace avec une production de 20 tonnes par jour, fut inaugurée la même année. Entre-temps les premières maisons étaient achevées. Les familles des pêcheurs européens pouvaient s’installer dans leurs nouveaux logements. Les conditions de travail s’amélioraient de mois en mois, les misères des opérations au port de Matadi furent vite oubliées. Alors que les premières pêches avaient été plutôt décevantes, la production ne tarda pas à augmenter. En 1955 on avait pêché 300 tonnes, en 1970 15.000 tonnes. Le nombre de chalutiers augmentait en fonction de la hausse de production. Le graphique suivant montre clairement l’évolution de l’armement. L’entretien en Afrique de la flottille posait de grands problèmes. La seul cale sèche ou dock flottant se trouva entre Dakar et Cape-Town, soit sur une distance de 6.000 kilomètres. Plutard on aura le choix entre Boma et Pointe Noire. Une révision totale d’un navire en Afrique durait deux mois, en Europe une semaine. Les Congolais étaient surtout des pêcheurs fluvial. Ils pêchaient dans l’embouchure en mer avec des pirogues sur une distance de 200 mètres de la plage mais les prises étaient limitées.

La vraie pêche maritime était inconnue. Au début, le recrutement de marins expérimentés était difficile. L’ambition des marins congolais était de naviguer sur les navires de la CMB. Le travail était moins astreignant et les séjours à Anvers leur donnaient l’occasion de toutes sortes de business notamment chez les fripiers et brocanteurs de la métropole. Lors de leur retour au village la marchandise fut vendue, ce qui leur conférait un prestige indéniable. En proposant une rémunération attrayante pour le dur labeur sur les chalutiers, Pemarco avait suffisamment de candidats. Sur un chalutier de seulement 35 mètres de long le confinement n’offrait peu de place pour un équipage de 15 personnes. L’équipage indigène dormait dans des canardières. Les 3 blancs disposaient d’une petite cabine. Noirs et blancs préparaient leur repas séparément mais rapidement ils mangeaient du poisson frais ensemble. L’entente entre le cadre européen, tous Flamands, et les marins congolais était très cordial, le métier dangereux exigeait un engagement total de chaque membre de l’équipage. Rapidement, les flamands et les congolais acquièrent une bonne connaissance de la langue française. Les deux parties fournissaient un effort pour apprendre quelques notions des langues maternelles respectives (Flamand, Français, Kikongo). Lorsque la compréhension mutuelle était difficile, ils utilisaient le langage gestuel. Pour les européens, le travail sous les tropiques était dur, les marins noirs devaient s’adapter à un rythme de travail très élevé. Chaque membre de l’équipage faisait son possible pour rendre la vie à bord le plus agréable que possible.

Lors du retour de mer, le déchargement se fit le long de la jetée. A l’aide d’une grue on déchargeait 4 paniers de poisson en même temps que l’on déversait ensuite sur une bande transporteuse, pour aboutir à deux tables de triage de l’usine. Le poisson une fois rincée, trié était mis, après glaçage, dans des bacs d’aluminium. Après pesage les bacs étaient stockés en chambres froides ou charger dans des wagons isothermes qui durant la nuit partait vers Léopoldville. Le poisson arrivait à destination endéans les 24 heures. L’administration, sous la direction de deux employé indigènes compétant et consciencieux, se déroula d’une manière optimale. Chaque semaine ils rendaient compte au bureau de Bruxelles. L’équipage jouissait de trois jours de congé avant de reprendre la mer. A part le manioc, les autochtones mangeaient uniquement le poisson fluvial et du poisson séché (bacalao). Les autochtones refusaient de manger certains poissons, les raies par exemple, sous prétexte que leur consommation rendait l’homme stérile. La Pemarco organisa une grande campagne promotionnelle. Des affiches murales furent distribuées. Des T-shirts furent mis en circulation, décorés d’un poisson rouge vif entouré du double slogan : Mangez du poisson de mer – Kudia M’Bizi na Maza. Des leçons de cuisine furent organisées pour les mamas. Quatre grands distributeurs de Léopoldville vendaient le poisson.
Les émeutes de janvier 1959 à Léopoldville provoquèrent chez les blancs une vague de panique. Le 7 juillet 1960 une mutinerie éclata à Thysville qui se propagea rapidement à Matadi. Les garnisons locales se rebellèrent. A Matadi les maisons du personnel de la Pemarco furent systématiquement mises à sac et quelques femmes surprises à domicile furent gravement malmenées. Après la visite du Président Kasa-Vubu et du premier Ministre Lumumba, les blancs quittèrent en masse le pays. Toute la flotte de Pemarco était en mer. Seul le chalutier René Goeman O.322 était à quai à Ango-Ango et fut saisie par les mutins. Sous la direction de Charles Van Goethem les navires se regroupèrent à Pointe-Noire. Les équipages congolais furent renvoyés par chemin de fer à Matadi.
Les activités de la Pemarco furent seulement interrompues durant quatre semaines. Sur instruction de M. Goeman, Jacques Lombard entama un voyage à Pointe-Noire. Il y persuada les cadres navigants qui s’y trouvaient de ramener à Matadi les chalutiers réfugier dans le port français et, élément capital, de pratiquer quelques coups de chalut de manière à ne pas arriver à Ango-Ango les mains vides. Le retour à Matadi du O.311 Victor Billet avec quelques tonnes de poisson produisait un effet psychologique attendu : la population fit fête à l’unité qui apportait des vivres frais. Néanmoins on devait suivre l’évolution dans le pays et respecter les nouvelles lois. Deux administrateurs congolais furent nommés dans le conseil d’Administration et Pemarco devient une société congolaise avec siège social à Matadi. En 1966 le commandement d’un navire fut confié à un capitaine congolais. La même année, un nouveau chalutier « Le Croix du Sud O.323 », construit en Espagne, rejoint la flottille. Le O.323, un chalutier congélateur, était un concept totalement nouveau, Pemarco pensait déjà au futur.
La zaïrianisation ou nationalisation, en 1974 par le Maréchal Mobutu apporta le coup de grâce. Pemarco devient Pemarza. L’administrateur délégué, Mr. Gérard Martin, fut destitué et la Pemarco-Pemarza fut placée sous la présidence d’un oncle de Mobutu. A partir de ce moment le déclin fut rapide, la société ne put plus soutenir une exploitation normale. Faute de filets, de gasoil et de pièces de rechange, les chalutiers étaient obligés de s’attendre l’un l’autre avant de repartir, de sorte qu’il n’y avait plus qu’un bateau à la fois en mer ! Finalement, l’Angola, la Namibie et l’Afrique du Sud décidèrent de porter à 200 miles la limite de leurs eaux territoriales ; de riches bancs de poisson étaient perdus pour Pemarza. L’importance des flottes de bateaux usines dans le Sud provoquait de véritables ravages. Ces éléments représentaient l’agonie de la Pemarza. Les Belges de la Pemarza ne renouvelèrent pas leur contrat et rentrèrent l’un après l’autre dans la mère patrie. Ce fut la fin de Pemarco-Pemarza.
Alors que les premières pêches avaient été plutôt décevantes 300 tonnes en 1952, 3000 tonnes en 1955 en 1970 elle atteignait un tonnage record de 15.000 tonnes/an. Grâce à la pêche maritime, plusieurs familles, surtout dans les villes, on put survivre les temps très difficiles de l’après indépendance. On peut affirmer qu’en 1961-1962 le poisson de la Pemarco sauva Léopoldville de la famine, comme le hareng avait sauvé la Belgique en 1943 durant l’occupation allemande. On peut considérer l’histoire de la Pemarco comme exemplaire; elle a mis en présence deux cultures totalement différentes : Européens et des Congolais, appelés à travailler ensemble dans des conditions pas toujours faciles, mais stimulantes. Les relations humaines (interraciale) étaient harmonieuses, se fut un grand succès qui eut son prolongement après l’indépendance.

Quelques personnages clés

René Goeman :

Agé d’une cinquantaine d’année, il faisait penser à Winston Churchill. Fumeur invétéré de cigares, il avait une couronne de cheveux blancs entourant un crâne dégarni. C’était tout un personnage. Grande intelligence et grand cœur, il avait passé sa jeunesse en Perse où son père était agronome. Parti très jeune en Afrique vers 1920, il y fit une belle carrière au service de la Banque du Congo Belge. Lorsqu’en 1929 une épidémie de fièvre jaune éclata à Matadi et ravagea la population, il resta à son poste à la banque de cette ville jusqu’à la fin de l’épidémie. René Goeman allait à l’essentiel et avait horreur des conflits entre personnes. Son choix comme administrateur délégué de la Pemarco était donc judicieux bien que la pêche maritime constituât pour lui un domaine tout à fait nouveau. Goeman décéda le 13 août 1961 à Léopoldville, il avait 61 ans. L’avocat et sénateur congolais Promontorio prononça un vibrant éloge funèbre au nom du Gouvernement Central Congolais. Il souligna notamment que pendant les quarante ans que durèrent les rapports de René Goeman avec les Africains, le respect de la condition humaine avait toujours eu la primauté.

Charles Van Goethem :

Jeune docteur en chimie ayant participer à l’expédition M’Bizi fut nommé directeur de la Pemarco au Congo. Son départ pour le Congo remonte à la mi-août 1950. Il avait comme mission de choisir un siège pour Pemarco et d’établir les premiers contacts avec les autorités locales et entreprises de construction pour la construction d’une usine à glace et les premières maisons pour les familles des premiers pêcheurs belges .Il s’occupait également du recrutement des équipages indigènes. Charles Van Goethem prépara la route à d’autres ce fut un réel pionnier. Fin mars 1961 il quitta définitivement le Congo pour rejoindre sa famille restée en Belgique.

Jacques Lombard :

Ingénieur commercial de l’Institut Solvay et secrétaire de la Pemarco Bruxelles assura en 1954 le remplacement du directeur Charles Van Goethem pendant son congé. Il s’intégra rapidement dans le mouvement. Ensuite, il assura tous ses intérims. Sa solide formation administrative et financière jointe à son expérience en fit plus tard l’administrateur délégué de la Pemarza qui succéda à la Pemarco jusqu’en 1961.

Gérard Martin :

Jeune Belge de l’Otraco embauché par Van Goethem comme adjoint. Il fut de tous les coups durs et gravit les degrés de la hiérarchie après l’Indépendance. Il resta deux ans à Matadi avant d’être muté à Léopoldville. Il étendit les ventes de poisson à l’intérieur du pays en organisant les transports de poisson par voies fluviales. Gérard Martin fut nommé administrateur en 1966, ensuite administrateur délégué et resta à la Pemarco-Pemarza jusqu’en 1974, année où il fut éjecté par Litho, oncle de Mobutu, qui avait été nommé président de la Pemarza.

Raymond Duyck :

Enfant de la Mer du Nord, Raymond Duyck a connu un destin hors du commun. Dès l’âge de 14 ans il fit connaissance, en tant que mousse, avec le dur métier de marin pêcheurs. A l’époque, le mousse était « le chien du bord ». Ensuite, il a navigué durant 24 ans à bord de différent chalutier Ostendais, d’abord comme matelot, plus tard comme barreur et capitaine. Se jurant de tout faire que ces enfants ne vivent jamais le calvaire de pêcheur marin, à 38 ans il quitte la Belgique à la barre du premier chalutier de la Pemarco le « Noordende III O.320 » pour la Congo Belge. Toute sa carrière (13 ans), jusqu’à son dernier souffle, il a navigué en tant que capitaine sur les différents chalutiers de la Pemarco. Raymond Duyck, fut le premier capitaine et un des pionniers de la Pemarco, il décéda le 19 décembre 1964 à Matadi, à l’âge de 51 ans.

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