www.congo-1960.be

Network: | groep facebook congo-1960 | sponsors congo-1960 | Agenda | contact |
Témoignages des visteurs | Témoignages 25 ans après la colonie | Les documents concours | Mon histoire | Opération au Congo | 1978 Kolwezi | Le retour vers le Congo
Intro Culture | Voyages| films | Expositions | Musiques | Recettes | theatre dance | Organisme ONG et autre
Les concours précédent | Reglement 2012 | Les particpants de 2012 |
Intro Documents | Les tirlementois au Congo
Livres auteur vivant durant la colonie | Catalogue Black Label | Nouveaux livres | Livres sur la colonie | Livres auteur vécu après colonie | Et encore plus
Leopoldville | Kasai | Kivu | Ruanda Urundi | Katanga | Equateur | Orientale |
Vous avez écrit |
Newsletter
Photos - Video |
Les entreprises |
Flash avis divers | Les recherches | Matériels pour le Congo | Les statistiques de congo-1960 | ONG | Liens intéressants | Histoire amusante | Info presse
1 2
Envoyez-nous vos témoignages et photos et gagnez un livre.

Congo Belge - Témoignage de Maria Geerts ©

Congo à la Télé, et en vrai "Le Congo. J'y pense et remémore souvent".
Sur TV1 il y avait une série 'Congo'
On pouvait voir comment les blancs viviaient et travaillaient.

Mais ça se passait réellement de cette façon?.
On l'a demandé à madame Maria Geerts. Elle habitait le Congo en ce temps là.
La série est basée du temps que les Belges y étaient les maîtres.

En 1908 le Congo devint une colonie Belge.
Leopold II était le roi des Belges.
Le 1er juillet 1960 le Congo est devenu indépendant. Le gros des Belges sont retournés dans leur pays.

Quand êtes vous parti au Congo

Madame Geerts : Mon mari en 1946. Moi en 1947. Dès mon arrivée au Congo, nous nous sommes mariés.

Comment avez vous fait le voyage au Congo?

Avec le bâteau 'Steenstrate'. C'était magnifique. J'ai été chercher mon ticket à Bruxelles. Ils me disaient "Sur le bâteau, il n'y aura que des gens en robe" Et oui, il y avait 2 soeurs religieuses et 2 pères. En ce temps là, le pères étaient en robe. Le reste se composait uniquement de femmes, dont 5 jeunes filles qui allaient se marier au Congo.

Vous y avez mis combien de temps?
Nous sommes partis d'Anvers pour 14 jours en bâteau. Nous sommes arrivés au port de la ville Matadi. A partir de là le 'train blanc'. Le voyage dura un jour. Mais à l'arrivé nous étions tous noirs de la suie.Les fenêtres étaient ouvertes pour la châleur. Avec le même train départ pour Léopoldville. Normalement encore un voyage de 14 jours par bâteau sur le fleuve jusqu'à Stanleyville. Mais je pouvait m'embarquer en avion. Plus tard j'ai quand même fait ce trajet sur la rivière. Et c'était magnifique.


Pourquoi êtes vous parti au Congo?
Mon mari était arpenteur (géomètre). Avant la guerre il voulait déjà partir.Cette guerre à retardé ses plans, mais pas son désir, et une fois la guerre finie on ne pouvait plus le retenir.


Avez vous jamais pensé auparavent de partir au Congo?

Non, je n'y avait jamais pensé. Tout le monde était épouvanté quand je disait que j'irai au Congo. C'est la raison aussi pourquoi je ne me suis pas mariée avant. Mon mari et moi se connaissaient déjà un certain temps. Mais ma mère était convaincue que je l'oublierai. Ce n'est pas arrivé. On s'écrivait souvent. Après un certain temps j'ai voulu le rejoindre.


Vous vouliez rester combien de temps?
Ont avait choisi de rester 18 ans. Mais après 9 ans ça devenait dangeureux pour les blancs au Congo. Mieux vaut ne pas y revenir. Mais ces 9 ans sont passés trop vite. Tous les 3 ans on pouvait revenir à la Belgique. Et on avait 6 mois de temps libre. Où habitiez vous? Nous avons vécu logntemps à Stanleyville.Après, nous avons déménagé à Bukavu. Là, le climat était meilleur. Nous avions toutes les légumes qu'on voulait. Les fraises étaient délicieuses. Ici on n'a pas ça. Pendant la journée c'était agréablement chaud. On était dehors sur la terrasse. Mais le soir ont devait allumer le feu, parceque il faisait très frais. Maintenant sur la série 'Congo' à la Télé.

La vie y était comme on voyait sur la Télé?
Oui, et revoir tout ça nous a fait très plaisir.
On revoyait la nature, ces chemins avec leurs puits et bosses. Les ponts inutilisables. Mon mari arborait le même uniforme des personnes dans la série. Notre maison ressemblait à celle de Luc et Hélène dans la série. Celà nous laissait rêver à ce temps là. Nous avions aussi une semaine de vacances chaque année. Alors nous rendions visite à un autre Belge. Il avait une grand plantage de fèves de café. Parfois on devait passer sur un de ces ponts avariés. Naturellement ça ne marchait pas. Alors mon mari mit son casque. et les noirs venaient vite nous aider. Ils espéraient un pourboire. Parfois on donnait quelque chose, parfois pas. Il y avait quand-même des choses dans la série qui ne concordaient pas. Par exemple on voyait un blanc converser en Néerlandais avec un noir. Au Congo on n'a jamais vu ça. Les noirs parlaient leur language. Parfois le Français, mais jamais le Néerlandais.

Aviez vous du personnel ?
A la ville nous avions un cuisinier et une personne pour la lessive. Aussi quelqu'un pour l'entretien de la maison, qui servait aussi à table et ont avait aussi un petit garçon ; iI jouait avec mon fils et l’accompagnait à la promenade. On pouvait avoir une femme pour le travail mais ceci ne me plaisait guère. Notre personnel habitait dans les village assez lointains. Chaque jour il mettaient une heure à pied pour venir travailler. A la maison ils portaient de beaux habits. Celui qui servait à table avait un long habit blanc avec une ceinture verte, et un bonnet sur la tête.

Vous mangiez des produits Belges?
Oui, nous pouvions tout acheter au marché. Notre cuisinier était très bon. Chaque jour il faisait une tarte aux pommes. Au Congo j'ai pris beaucoup de kilos. C'était rare qu'on mangeait de la nourriture Africaine.Quelques fois mais pas souvent. On tenait en honneur les fêtes Belges. Noël, Pâques.. Je me rappelle d'avoir caché des oeufs de Pâques dans le jardin pour mon fils. Je l'appelai pour qu'il commence à chercher. Malheureusement pour lui, le chien les avait tous mangé !

Parlez vous le language des Noirs?
J'aime apprendre quelques chose. En arrivant au Congo, je pouvait déjà compter jusqu'à 1.000 dans leur language. Et, hâte à apprendre de bien le parler. Puisque nous étions leurs hôtes, c'était à nous de apprendre, pas eux. Les premiers mots que je connaissait c'était "eau chaude" et "eau froide". Au Congo le cordonnier fait du porte à porte. Quelqu'un de mon personnel causait avec lui. A ce moment je comprenait assez bien leur langue. Et j'entendai la phrase suivante "Demandez lui plus d'argent". Alors je compris qu'il fallait vite apprendre plus.

Pourquoi êtes vous revenu ?
Après 9 ans nous étions en vacances en Belgique et nous allions retourner là -bas. Mais, entretemps c'était venu très dangereux au Congo. Le combat de l’indépendance était commencé. C'est pourquoi on décida de ne pas retourner. Dans la série les images étaient sanglantes. Nous n'avons pas subi ce cauchemar. Je n'ai pas entendu beaucoup de récits de cette période. Nous savons que beaucoup de Blancs ont perdus tous leur biens. Nous avons récupéré beaucoup de biens grâce à un ami qui a pu les envoyer.

Aviez vous le mal du pays étant au Congo?
Non, jamais. Mais maintenant je pense souvant au Congo. Heureusement j'ai encore une amie, que j'ai connue là-bas. On parle toujours du Congo. Vous voulez y retourner? Plus maintenant. Je suis trop vieille. Mais il fût un temps, oui, certainement. Une amie m'a convaincu de ne pas le faire. Maintenant vous avez de beaux souvenirs, gardez les en mémoire. Surtout à ce moment, au Congo ce n'est plus aussi beau que dans le temps....


About Us | Site Map | Privacy Policy | Contact Us | ©2001-2012 Congo-1960