Les Opérations au Congo par Jean Pierre Sonck ©
L'appui Feu : par Jean Pierre Sonck et Par Daniel Brackx
Livre de Jean Pierre Sonck Voir le lien livre Le 4 janvier 1959, une manifestation organisée par l’Abako de Joseph KASA VUBU dans une commune indigène de Léopoldville dégénéra en émeute suite à la carence de l’autorité civile. Il fallut faire appel à la Force Publique pour qu’elle effectue des opérations de MROP (Maintien et Rétablissement de l’Ordre Public) dans les communes indigènes de la capitale. Le Gl JANSSENS affirma venir à bout des émeutiers avec les forces dont disposait le 2 e Groupement FP, mais le gouverneur général CORNELIS adressa un ordre de réquisition au col BEM GHEYSEN, commandement supérieur de Cométro, qui dépêcha le 3 e Bn para-commando de Baka. Une compagnie de parachutistes partit en avant-garde le 5 janvier dans cinq C-47B du flight transport qui les déposèrent à Ndjili, le nouvel aéroport de la capitale. Elle devait immédiatement prendre position autour de la ville européenne et protéger le quartier administratif et l’aérodrome de Ndolo. Ce fut la première intervention au Congo des forces métropolitaines et ces événements décidèrent le ministre de la Défense Nationale Arthur GILSON à envoyer au Congo le 2 e Bn Codo, qui renforça le 3 e bataillon para-commando à Léopoldville, tandis que le 5 e Bn Codo prenait sa place à Baka.
La Sûreté coloniale, les sorciers et les sectes. En 1932, l’administration coloniale du Congo Belge forma un embryon de Sûreté dont la mission était de tenir informer le Cabinet du Gouverneur Général de la situation dans le pays. Chaque province disposait d’une antenne dont une des missions était d’exercer une surveillance discrète sur les sorciers et les sociétés secrètes. Les plus dangereuses étaient les sectes criminelles d’hommes-léopards qui perpétraient leurs meurtres à la faveur d’un déguisement et d’instruments imitant l’attaque d’un félin. Elles existaient depuis la nuit des temps, mais leur nombre tendait à s’accroître. Celles des Anyoto avait longtemps sévi chez les Babali dans la province Orientale à Bafwasende et elle avait fait des dizaines de victimes. En 1934, une secte d’hommes-léopards fut découverte à Wamba suite à des massacres perpétrés dans le village Mabudu. Les auteurs de ces crimes furent arrêtés par les autorités du district et ils passèrent en jugement devant le tribunal de Wamba. Les principaux prévenus furent condamnés à mort dont les dénommés Basibane, instigateur du meurtre des villageois de Mabudu, le sorcier Banoteya, Mbako et Bayakisu. Deux femmes dont Fatuma, favorite de Mbako qui accompagnait les assassins dans leur randonnée pour stimuler leur zèle et la femme de Basibane furent condamnées par ce tribunal à un an de prison pour anthropophagie et deux autres prévenus furent condamnés à 20 ans de servitude pénale. En 1935, des hommes-léopards de la secte « Wahokohoko » se manifestèrent à Béni dans le district du Nord Kivu où ils perpétrèrent leurs méfaits. |
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Le 15 mai 1964, les forces révolutionnaires du colonel BIDALIRA mirent en fuite la compagnie de l’Armée Nationale Congolaise cantonnée à Uvira et elles s’emparèrent de nombreuses armes. L’ANC abandonna ses positions dans la Ruzizi, car les soldats congolais attribuaient des pouvoirs surnaturels aux Simba coiffés d’un bonnet en peau de singe et ils étaient persuadés qu’ils ne pouvaient pas les tuer. |
En octobre 1964, des officiers de l’Assistance Technique et Militaire Belge formèrent la 5e Brigade Mécanisée à Kamina Base pour reconquérir Stanleyville, capitale de la république populaire. Cette Brigade de l’Armée Nationale Congolaise se composait des colonnes « Lima I » et « Lima II » dont le fer de lance était les 61e et 62e pelotons blindés, commandés par les lieutenants volontaires Béro et Kowalsky. Outre le peloton mortiers lourds de l'adjudant Hottard, la 5e Brigade Méc comprenait le peloton de Police Militaire de l'adjudant Henrard, le peloton de génie des adjudants Wouters et Fernet, trois pelotons du 5e bataillon commando sud africain du major Hoare, des volontaires du 6e bataillon commando européen et les 7e et 8e bataillons commando katangais. Ces volontaires sud africains et européens s’étaient engagés dans l’armée congolaise avec l’accord du général Mobutu. Le 7e bataillon commando katangais de la colonne Lima I, formé le 15 octobre 1964 avec 311 recrues bahemba de la région de Kongolo, était commandé par le lieutenant volontaire Mikalsky (ce bataillon retourna à Kongolo pour y tenir garnison après la prise de Stanleyville). arme secrète des simba, la sorcière mama Onema. En savoir plus ? |
La Force Aérienne Tactique Congolaise Création de la FATAC |
Le Congo Belge durant la guerre 1940-1945 La Sûreté civile reçut dans ses attributions certaines tâches ingrates, mais importantes, telles la lecture de la presse, l’écoute des radio étrangères, la censure du courrier et des moyens de communications radio, l’analyse et l’exploitation des renseignements, y compris ceux fournis par les lettres anonymes ou les conversations de salon. Tous les sujets allemands en âge d’être militaire furent internés et une surveillance fut exercée sur les autres. Il leur fut interdit de circuler dans la Colonie sans un permis spécial. Cette mesure fut étendue aux sujets italiens dès le mois de décembre 1940 sur décision du gouvernement belge en exil à Londres. Le gouverneur général Pierre RYCKMANS avait accepté d’apporter son aide aux Alliés pour qu’ils gagnent la guerre et l’Union Minière du Haut Katanga, qui produisait du cuivre, du cobalt, du radium, de l’or et d’autres minerais stratégiques, s’engagea dès le 13 mai 1940 à fournir à la Grande Bretagne tout le cuivre dont ce pays avait besoin ... en savoir plus ? |
Le putsj de Stanleyville En octobre 1939, le général Hennequin fut remplacé à la tête de la Force publique par le colonel Auguste Gilliaert et le colonel Robert Mauroy le remplaça à la tête du 3e Groupement à Stanleyville. Cette situation créa un conflit latent entre ces deux officiers des troupes coloniales, car le colonel Mauroy se considérait comme plus ancien en grade et il avait la rancune tenace. En mai 1940, l’Etat Major de la Force publique réclama au gouverneur général Ryckmans la mobilisation de l’effectif complet des dix-huit bataillons d'Infanterie prévues pour former trois brigades en cas de conflit, mais Pierre Ryckmans s’en tint uniquement à la mobilisation de la défense du bas-fleuve. en savoir plus ? |
L’héroïsme des aviateurs détachés au Congo par la Force Aérienne Belge. Début février 1965, la colonne de renfort du major Mueller envoyée à Paulis par la route tomba dans une sérieuse embuscade aux abords du pont de Bafwasende. Les pertes furent importantes et l’Etat Major de la 5e Brigade proposa au major Mueller de retourner à Stanleyville avec sa colonne, mais il refusa. Mise en alerte depuis la veille, la base de ravitaillement du lt Raes installée à l’aérodrome de Stanleyville avait préparé durant la nuit un dropping de munitions pour ravitailler la colonne. en savoir plus ? |
L’échec de l’opération « watch chain » La révolte du CNL à Albertville: |
Bukavu, amère Défaite des simba Gaston Soumialot ordonne l’offensive au Kivu |
L’opération "Baudruche" et la tragédie deSake-Masisi Le 16 juillet 1960, les Forces Métropolitaines furent engagées dans l'est du Congo pour y ramener le calme et la compagnie Armes Lourdes du 4e bataillon commando du major BRUNEAU assura la sécurité de l’aérodrome de Kamembe, situé au Ruanda près de la frontière du Congo. Cet aérodrome était nécessaire au déroulement de l’opération « Bénédictine », car trois avions Harvard du flight d'appui-feu du cdt SIAU devaient y être basés. L'opération débuta le lendemain à 10h50 par l'occupation de l’aérodrome de Goma par une compagnie du 4e bataillon commando, venue du Ruanda par la route. ... en savoir plus ? |
Les hydravions belges du Tanganyika La maîtrise des lacs
Le principal souci du général major Tombeur était de détruire la flottille allemande et à diverses reprises, il envoya des dépêches au QG/FP de Boma et au Havre, réclamant avec insistance des moyens pour avoir la maîtrise des lacs Kivu et Tanganyika. Dans une de ses dépêches, datée du 15 juin 1915 et réceptionnée au ministère des Colonies 24 heures plus tard, il demandait des vedettes lance-torpilles, un sous-marin et des hydravions. Le ministre Renkin résolut de la satisfaire et cette demande suivit son cours. Grâce à ses relations privilégiées avec les Anglais, le capitaine-commandant de Bueger, ancien colonial et aviateur d’hydravion expérimenté, avait reçu un hydravion Farman du Royal Naval Air Service avec lequel il effectuait régulièrement des patrouilles sur la côte belge en 1915. Il fut convoqué le 21 novembre par le ministre des Colonies et lui assura qu’il était possible d’employer l’aviation en Afrique Centrale |
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En 1963, le Congo vivait sa troisième année d’indépendance et le moment sembla propice aux communistes chinois pour lancer une grande révolte prolétarienne car les masses congolaises étaient déçues par les politiciens de Léopoldville. Un Conseil National de Libération fut fondé à Brazzaville par des leaders en exil avec l’aide de la Chine Populaire et son président Egide Davidson BOCHELEY s’appuya sur le secrétaire général chargé des forces révolutionnaires Pierre MULELE pour mettre en marche la révolte au Kwilu. Revenu clandestinement au Congo en juillet 1963 après avoir été endoctriné à Pékin, Pierre MULELE souleva les tribus bambunda et bapende de sa région natale et créa des camps d’entraînement à la guérilla. ... en savoir plus ? |
Finalement, l’avion de la SABENA put se poser pour procéder à l’évacuation des Européens et une cinquantaine de réfugiés embarquèrent dans un DC-4 prévu pour quarante passagers. L’agitation des mutins reprit après le départ du quadrimoteur car la troupe avait appris par le réseau radio de la Force Publique l’attaque des forces belges à Matadi (voir opération Mangrove). ... en savoir plus ? |
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Au début des années soixante, la Chine Populaire organisa une vaste campagne de subversion pour soutenir les mouvements de libération en Afrique et le responsable du service d’espionnage TE WU conçut un plan pour renverser le gouvernement de Cyrille ADOULA. Le but était d’amener au pouvoir à Léopoldville les partisans de l’ancien premier ministre LUMUMBA. Le moment semblait propice pour une grande révolution prolétarienne car les masses congolaises étaient déçues par l’indépendance. Le révolutionnaire prochinois Pierre MULELE avait été parfaitement endoctriné pour cette mission de déstabilisation à Pékin et il rentra clandestinement au Congo en juillet 1963. Ancien secrétaire général du PSA et ex-ministre de l’Education et des Arts du premier gouvernement congolais, il devait être le maître d’oeuvre de la révolution dans sa région natale du Kwilu, dont les tribus bambunda et bapende étaient restées fidèles au PSA d’Antoine GIZENGA et au MNC de Patrice LUMUMBA. Dès le mois d’août suivant, des instructeurs congolais formés à l’académie chinoise de guérilla et de propagande de Nankin, transmirent leur savoir aux premières recrues, dont une partie provenait de la tribu Bapende. Cette tribu avait prouvé sa témérité en 1931, ... en savoir plus ? |
l'Odyssée des tigres Katangais La mission principale des unités belges était de rétablir l’ordre dans les quartiers européens, puis d’évacuer leurs occupants vers l’aéroport. Aux abords de la localité minière, ils furent accueillis par des coups de feu, c’étaient des Katangais que les Français chassaient vers eux. Pris entre deux feux, les rebelles s’égaillèrent dans la savane. Au même moment, le colonel Gras rencontrait le colonel Depoorter à son PC « Mimosa » de Kengere. Il était venu de Kinshasa pour s’informer de la situation et tenter d’obtenir la collaboration des troupes belges, mais la mission du régiment Para-commando était trop différente et le colonel Depoorter avait des ordres stricts : évacuer les expatriés en un minimum de temps comme cela avait été fait à Stanleyville le 24 novembre 1964 lors de l’opération « Dragon Rouge ». ... en savoir plus ?. |
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L’Armée Populaire à Stanleyville Après la chute de Stanleyville aux mains des Simba le 5 août 1964, le consul américain Hoyt contacta par radio l’ambassadeur US à Léopold ville pour lui signaler qu’il était impossible de discuter avec les rebelles qui se montraient peu aimables et confisquaient les véhicules et les émetteurs. Le sauvetage des diplomates américains était une priorité importante pour Washington et la station de la CIA au Congo organisa hâtivement l’opération « Flagpole ». ... en savoir plus ? |
De la SNETA à la SABENA Deux mois après la fin de la première guerre mondiale, le cdt Avi Georges NELIS, chef des services techniques de l'Aviation Militaire, publia un manifeste pour plaider la création rapide d’une aviation civile. Cet appel reçut le soutien du roi Albert Ier, fervent usager de l'aviation, qui s'était intéressé à l'application de la navigation aérienne dans la Colonie. Grâce au roi Albert Ier, le Syndicat National pour l'Etude des Transports Aériens (SNETA) fut créé en 1919 avec l’appui des milieux financiers. Une mission gagna le Congo en 1920 pour y développer un réseau d'hydravions entre Kinshasa et Stanleyville le long du fleuve Congo |
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Débarquement des troupes belges Suite à la mutinerie de la garnison Force Publique et de la Police, la ville de Matadi s’était entièrement vidée de ses habitants européens qui avaient embarqué sur des navires de commerce pour regagner l’Europe. Une intervention des Forces Belges n’était plus nécessaire pour assurer leur sécurité, mais le bloquage par les grévistes du chemin de fer et du port maritime risquait d’asphyxier la capitale Léopoldville et le 10 juillet 1960 dans la soirée, le commandant des Force Métropolitaines Roger GHEYSEN, promu depuis peu général major, ordonna l’exécution de l’opération Mangrove pour prendre le contrôle du port et désarmer les mutins. ... en savoir plus ? |
Au QG d'Ops Nord L'Office d’exploitation des Transports Congolais (OTRACO) dont le siège central était à Léopoldville exploitait le réseau fluvial du Haut Congo et des ses affluents avec un service hebdomadaire « Courrier du fleuve » pour passagers (Integrated Tow Boat ou ITB) et un service cargo-mixte avec des remorqueurs-pousseurs de barges. Lorsque la rébellion Simba lancée par le Comité National de Libération (CNL) menaça le pays, les transports furent organisés en tenant compte des impératifs qui étaient communiqués à la direction de l’OTRACO par le QG/ANC, le ministère des Transports et ceux de l'Intérieur et de ... en savoir plus ? |
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A Bruxelles et à Washington, on était unanime : les otages occidentaux aux mains des Simba couraient les plus graves dangers, mais le président Johnson ne voulait pas s’engager plus avant dans la guerre civile au Congo et il n’autorisait qu’une seule opération supplémentaire. Le ministre belge des Affaires Etrangère P.H. Spaak voulait annuler toutes les opérations supplémentaires car il craignait les réactions des pays du tiers-monde et des républiques populaires, tandis que son chef de Cabinet, le vicomte Davignon, et le premier ministre Theo Lefévre étaient fermement convaincus que ces opérations étaient nécessaires |
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