CONGO : HONTEUX OU FIERS D’ETRE BELGES ?Fiers, oui, nous pouvons l’être, résolument et sans complexes, de tous ces Belges qui, avec les Congolais, ont créé et développé ce pays immense, qui fait quatre-vingt fois la Belgique ! |
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Christiane Bleanjean J’aimerais surtout que des gens, par manque d’information, par jalousie, par
démagogie, |
En mémoire de Jacques Thys † son dernier mail a congo-1960 envoyé 14 jours avant son déces ! Cher lecteur, Ne perdez pas de vue que mon témoignage se limite à trois ans dans le Bas-Congo, qui ne constitue qu’une toute petite partie du territoire et de la population du Congo. Des témoignages du Kivu ou de Cocquilhatville, Katanga, du Lac Léopold ou ailleurs, donneront sans doute une image différente. Mais je suis persuadé que tous les rapporteurs tâcheront de relater les faits avec objectivité, s’ils veulent exprimer ici leurs sentiments avec subjectivité. |
| Jos et Mietje Bastiaens Le 30 juin 1960, la dernière page du Congo Belge fût retournée. Des milliers de Belges quittaient, souvent contre leur gré, le pays où ils avaient vécu et travaillé. Certains n'ont jamais su dire adieu à cette période. Ainsi, beaucoup de membres CRM ont passés une large part de leur vie sur le sol Africain. 'Start 60' à cherché pour rassembler des témoignages personnels de la "Brousse". Jos Bastiaensen, enfant, avait deux rêves. naviguer et découvrir l'Afrique. Après son éducation, il travaillait un certain temps dans l'intreprise de son père, mais Jos aimait la liberté et décida que le Congo était sa destination. Sa jeune épouse Mitje soutenait pleinement les plans de son mari et en septembre 1951 ils quittèrent le sol Belge pour commencer une nouvelle vie dans la Colonie. | En mémoire de Jacques Thys † son dernier mail a congo-1960 envoyé 14 jours avant son déces Cher lecteur, Ne perdez pas de vue que mon témoignage se limite à trois ans dans le Bas-Congo, qui ne constitue qu’une toute petite partie du territoire et de la population du Congo. Des témoignages du Kivu ou de Cocquilhatville, Katanga, du Lac Léopold ou ailleurs, donneront sans doute une image différente. Mais je suis persuadé que tous les rapporteurs tâcheront de relater les faits avec objectivité, s’ils veulent exprimer ici leurs sentiments avec subjectivité. |
Bernard Veriter Un jour un administrateur est arrivé de la métropole et a demandé à mon père de construire des habitations en pierre pour les indigènes avec un toit en tôle d'aluminium et des fenêtres. De jolies petites maisons de deux pièces toutes blanches avec une cuisinière. Un jour un administrateur est arrivé de la métropole et a demandé à mon père de construire des habitations en pierre pour les indigènes avec un toit en tôle d'aluminium et des fenêtres. De jolies petites maisons de deux pièces toutes blanches avec une cuisinière. |
Souvenirs de Jacques Maindiaux - Cocquilhatville et Buta Ce premier jour de Janvier, habituellement occupé à la présentation des vœux de bonne santé et de longue vie, ne devait pas être un jour faste pour tout le monde. Je connais au moins deux personnes qui n’eurent pas le loisir de se souvenir longtemps du désagrément que les festivités leur causèrent. Pendant la matinée, les boys de maison et les travailleurs chargés de l’entretien du poste avaient parcouru les parcelles, d’habitation en habitation, pour souhaiter : « Bonana Madame, Bonana Mondele »en offrant un modeste bouquet de branches ou de fleurs arrachées dans le jardin voisin , espérant aussi quelque « matabiche » qui viendrait s’ajouter comme argent de poche à la traditionnelle prime de fin d’année. |
Maria GeertsCongo à la Télé, et en vrai "Le Congo. J'y pense et remémore souvent". Sur TV1 il y avait une série 'Congo' On pouvait voir comment les blancs viviaient et travaillaient. Mais ça se passait réellement de cette façon?. On l'a demandé à madame Maria Geerts. Elle habitait le Congo en ce temps là. La série est basée du temps que les Belges y étaient les maîtres. En 1908 le Congo devint une colonie Belge. Leopold II était le roi des Belges. Le 1er juillet 1960 le Congoest devenu indépendant. Le gros des Belges sont retournés dans leur pays. |
Les oeufs de crocodilleArrivés en bas, la rivière était profonde, boueuse et le courant non négligeable. La traversée nécessitait une embarcation car aucun pont de liane n’était en vue. Et puis, il y avait les crocodiles dont nous avions vu les œufs ! Nos acolytes dénichent donc un « passeur » qui avec sa vielle pirogue accoste bientôt à nos pieds. A voir la vétusté de l’embarcation, je devinais l’angoisse de mon compagnon. Nous ferons d’abord passer les bicyclettes, dis-je . . . et déjà les voilà chargés dans la pirogue qui quitte aussitôt le bord. Elle n’avait pas fait 3 mètres, qu’elle se renverse, entraînée par le poids des deux vélos penchant vers l’extérieur d’un seul côté. Les vélos sont rattrapés de justesse dans le courant qui les emporte. De pâle, le visage de mon compagnon devient vert ; il se voyait déjà chavirant, mangé par les crocodiles. |
Rey De Neve - Les Fourmis Africaines Notre résidence officielle était à Mamsaba, très à l'est de Stanleyville (Kisangani) et à peine 40 km. au nord de l'équateur. Mamsamba et environs comptait à peut près 100 blancs, y compris 2 Grecs, un médecin-missionaire Américain et sa famille et des boutiquiers venant de l'Inde. Plus beau ou plus tropique n'existait plus. Une petite radio Philips à batteries et un journal flamand hebdomadaire de Leopoldville (Kinshasa) était notre seul lien avec l'ouest. |
Rey De Neve - Pendant l'indépendance Après les premiers troubles à Kinshasa immédiatement après l'indépendance tout restait passablement calme à Kisangani, mais pas pour longtemps et l'exode de la population à l'aréoport commença. Entre-temps un grand contingent d'Etiopiens et des Nations Unies, commandés par des officiers Irlandais, était arrivé à Kisangani. On patrouillait en Jeep avec le logo "ONU" dans la ville et on survaillait l'aréoport. |
Le pont aériens de la Sabena en 1960 On a beaucoup dit et lu à propos de l'indépendance du Congo du 30 juin 1960 et de ses suites immédiates. Ce fut, sans conteste une période agitée. Beaucoup de nos concitoyens prirent leurs jambes à leur cou, d'autres firent des merveilles par leurs attitudes et leurs actions. Je crois que nos collègues de la Sabena furent tous à la hauteur de la situation et n'ont pas démérité. .. |
André Flour reste jusqu' en 1975 Au début des années 1940 le jeune médecin André Flour enseignait quelques heures à la faculté de Philosophie et Lettres à Louvain. Il acquittait un prêt qu'il avait conclu pour payer ses études. Son traitement était à peine suffisant pour payer les traites, et en plus il devait nourrir sa jeune famille. Pour augmenter ses revenus il devint aussi préfet-d'études au département Sport. Faire du sport et avoir un bon résultat d'études n'allait pas ensemble à Louvain, mais André était apte de montrer le contraire |
Jean Paul Maindiaux Topografie Il fallait à peu près une demi-heure à une équipe bien formée pour plier la tente, plier le mobilier rudimentaire, mettre la batterie de cuisine dans sa caisse et charger le tout dans le camion ou la remorque de la jeep. Le cuisinier s’occupait de la cuisine, du filtre à eau et de la lampe à incandescence ; le « lavadaire » s’occupait de la literie, de la moustiquaire et du lit de camp. Le plus délicat était le chargement du petit frigo à pétrole qui restait toujours dans sa caisse d’origine, et des instruments topographiques. |
Jean Paul Maindiaux, c'est quoi le corned beef ? L’histoire que je raconte se passe en 1953, elle concerne un certain « mundélé kintémona », qui en lingala ,langue locale, veut dire : « le blanc à la seringue ». A cette époque, j’avais un chauffeur nommé Paul Kindomba , frère d’un chanteur en vogue à Léopoldville et à Brazzaville (qui s’appelait De Saio) . Paul était donc bien introduit dans les milieux congolais de la capitale. |
| Jacques Thys Détention Ce qui suit est une histoire de mon temps colonial.En fait, j'étais un fonctionnaire térritorial mais en 1960 je fût nommé (comme remplaçant) Juge, siègant tout seul, au Tribunal du district de Boma. Cette fonction comprenait aussi de sièger comme une sorte de chambre-de-conseil pour juger la continuation des détentions provisoires, prononcées par les substituts locaux du Procureur du Roi. Ainsi on me présenta un détenu indigène, qui était déjà trois mois en détention provisoire. L'accusation contre cet homme n'était pas établie. Il aurait vendu à un blanc, une boite d'allumettes, remplie avec de l'or fin (en tout cas ce qu'il prétendait) ou peut-être bien du sable. . | Y W. |













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