Jean Paul Maindiaux
Six longues annés sous le casque en toute saison.
Le casque colonial, un accessoire indispensable, et le danger de s’en passer.
Bien qu’ayant fait mon service militaire, je n’ai porté le casque qu’une fois arrivé en Afrique, et dès le premier jour (chez les bérets verts on n’avait pas de casque).
L’équipement standard recommandé par le Ministère des Colonies comportait une tenue officielle et un casque blanc muni d’une plaque de cuivre sur le devant, pour les représentants de l’Etat. Il était vivement conseillé de se munir d’un autre casque pour le service, dont le port était fort recommandé lors des sorties au soleil.
Il s’avéra être aussi d’une bonne protection contre les chocs dans certaines circonstances ; aussi l’avions-nous toujours sous la main, quelle que soit la saison.
Dès mon arrivée à l’Institut Géographique à Léo, en juillet 1951, je fus affecté à la mission Bas-Congo qui effectuait des levés topographiques en vue d’élaborer le plan au 1/1000 de la région de Léopoldville sur la base des photos aériennes. Notre camp se trouvait aux abords de la piscine de la Mampesa. Partant le matin vers 7 heures, nous rentrions au camp vers une heure de l’après midi. C’est dire que nous étions en plein soleil à l’heure ou il était au zénith. Le port du casque était indispensable. L’après midi se passait à l’ombre , à recopier au net les mesures faites le matin aux instruments et les calculs qui en découlaient. Dans la journée, il faisait trop chaud sous la tente pour y travailler. Un auvent ou l’ombre d’un arbre faisait l’affaire
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