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Le retour vers le Congo après l'indépendance.

Les récits des Européens qui sont retournés vers leur pays natal, le Congo.

L'album photo de Brigitte Bequet

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Le voyage de Brigitte Bequet en juin - juillet 2011.

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Jour 13 : Kinshasa - parc de

Journée-découverte pour tous. Véronique avait remarqué dans la revue de Brussels Airlines un article concernant le parc de Bombo-Lumene (Plateau de Bateke) « Domaine et Réserve de chasse » qui vante ses animaux sauvages, buffles et antilopes, ainsi que son aire depiquenique, sous le patronage de l’ICCN Institut Congolais pour la Conservation de la Nature.

Pour apprendre plus sur les objectifs de l'ICN :
http://whc.unesco.org/uploads/events/event-95-iccn.pdf
Article écrit en 2006 concernant ce parc :
http://www.francvert.org/pages/32articleunespacenaturelenperil.asp

Nous voilà donc comme hier sur la N 1, mais cette fois-ci dans la direction opposée càd vers l’est, pour un trajet de deux heures. Cette route vers Kikwit est vraiment une aventure en soi : nous croisons ou dépassons des dizaines de camions – que ce soit à l’aller ou plus tard au retour - dont un bon tiers (et je dirais même quasi la moitie) est immobilisé.



Photo : Kinshasa-Kikwit

Que j’explique. D’abord, les camions sont chargés à un point qui dépasse toute imagination; en voyant mes photos, les copines vont croire que j’ai fait du photoshop : tout la cargaison est en hauteur etlà-haut, tout là-haut, des humains et parfois unechèvre. C’est insensé ! Ensuite, un bon nombre de ces camions tombent en panne. Comme on est loin de la ville, il faut attendre la piècede rechange pendant des heures,peut-êtremême un jour entier. « Patience » est le mot de rigueur.Ou alors…on nous expliquera plus tard que parfois ils ne sont pas en panne mais attendent la tombée du jour afin d’arriver à Kinshasa dans le noir pouréviter de payer les taxes d’entrée – ou le matabiche, je ne sais au juste.

Voilà, arrivée au parc Bombo-Lumene peu avant midi. Nous payons l’entrée 15$ chacun. Et puis, évidemment la question « où pouvons-nous voir les animaux ?».  « Mais vous ne les verrez pas » Ah bon ? Deux heures de route et quinze dollars plus tard, on ne peut rien voir ? Eh non, il faut arriver vers 6 heures du matin. Ah la bonne blague !!Mais en fait, c’est vrai, on sait que les animaux sortent le matin tôt et en début de soirée. Bon, qu’à cela ne tienne, nous sommes venus jusqu’ici, nous allons donc quand même en profiter. La Toyota 4x4 nous emmènepar une piste trèssablonneuse jusqu'à la rivière. D’ailleurs, comment s’appellent les 2 rivières traversant le parc Bombo-Lumene? Je vous le donne en mille … la Bombo et la Lumene.

Photo : Parc Bombo-Lumene (Plateau de Bateke)

Pont suspendu fabriqué en lianes, comme dans les films. Toi Tarzan, moi Jane. Règle numéro un : surtout ne jamais regarder ses pieds quand on traverse.
Nous sommes assez loin de la civilisation et je ne peux donc croire mes oreilles ni mes yeux en entendant puis voyant de l‘autre côté du pont … une quinzaine de Libanais, venus passer quelques heures de repos. Et voilà pour le silence dans la savane ! Ils ont même leur narguilé, ils pensent à tout. On nous avait dit qu’il y avait pas mal de Libanais à Kin ; ils y sont connus pour le blanchiment d’argent (dit-on donc des «blanchisseurs» ?).

Magnifique ballade dans la savane. Pour un court instant, je m’appelle Meryl Streep. Nous sommes en plein film Out of Africa.

Retour vers Kin par la même route, évidemment. Mêmes scènesde camions et voitures surchargés. En visionnant mes photos, de retour en Europe, voici ce que j’ai compté sur un de ces camions : 32 personnes, 9 bidons, 8 caisses à bière, 3 fauteuils, 1 régime de bananes, des jantes de camion.Et tout cela SUR la cargaison normale qui semblait être des grands sacs. Et ce n’est que ce qui était visible de l’arrière du camion.

Au retour, non loin de Kin, arrêt par curiosité au Jardin d’Eden, centre touristique sur la rivière Nsele. Beaucoup de monde, beaucoup de bruit, trop à notre goût. Nous rencontrons pour la 1ère fois de notre voyage les Congolais « nouveaux riches », les jeunes ados habillés très mode (connaissez-vous les sapeurs congolais ? non, pas les pompiers). Un monde diamétralement opposé à ce que nous avons vu jusqu’à présent.

De retour à la maison, premier accès internet depuis 10 jours. C’est ainsi que nous apprenons l’accident de l’avion Hewa Bora qui s’est écrasé à Kisangani hier. Pour la petite histoire : Hewa Bora n’a rien à voir avec Bora Bora; ils s’agit du nom village où est né le président Joseph Kabila, dans le Sud–Kivu

Soirée très agréable entre amis.

Jour 14 : Kinshasa  -  FIN

Dernier jour au Congo.
Enregistrement des bagages dans les bureaux de Brussels Airlines avenue du 30 juin. Rapide et efficace, comme c’est facile ! Il ne faudra pas les trimbaler jusqu'à l’aéroport.

Nous la coulons douce… découverte d’un studio d’artistes qui réalisent des copies des personnages de Tintin en bois, de toutes tailles, vraiment très réussies. Les tintinophiles sont aux anges dans cet atelier et magasin. On peut présenter à l’artiste un dessin, une photo, un album de bande dessinée quel qu’il soit, et il va vous réaliser en bois le personnage demandé. Dans le coin, un Tintin très réaliste quasi grandeur nature (disons taille pygmée, au moins 1m20 à vue d’oeil?). Du vrai art.

 

Photo : KINSHASA Studio d’artiste ebeniste, specialiste de Tintin
Houtwerker, gespecialiseerd in Kuifje

 

Nous faisons une petite promenade bien sympathique autour du (très grand) pâté de maisons et, plus concrètement, l’avenue des Clinques dans laquelle nous remarquons les sièges de certaines directions que nous avons rencontrées durant le voyage : l’INERA, le REAFOR, le ICCN…. comme pour nous dire au-revoir. Nous passons aussi devant le Complexe Scolaire Arabe et l’association culturelle arabe.

Kinshasa est une ville insécure, autant pour les mundélés que pour les Congolais. Personnellement, nous n’avons pas été inquiétés mais il faut aussi dire que nous ne nous sommes pas beaucoup promenés seuls vu que tout le monde nous l’a déconseillé à maintes reprises.

Et pourtant … où est le temps …..Philippe se souvient qu’à Bukavu, lorsqu’il avait 7 ans en 1963, il se rendait tout seul, à pieds, de l’autre côté de la ville pour voir son copain.

Un énorme problème à Kinshasa est celui des enfants de la rue appelésshégués. Il y en aurait près de 25.000 (oui, vingt cinq mille). Ils vivent de vols, prostitution, mendicité et petits boulots tels que gardien de voiture ou cireur de chaussures. Nombreux sont ceux qui boivent et se droguent. Ils ne sont pas d’office orphelins, ils ont souvent même encore des parents mais les ont quittés, forcés ou non, pour un tas de raisons dont  pauvreté extrême, divorces, naissances non désirées. Certains enfants sont accusés de sorcellerie et littéralement mis dans la rue sans espoir de retour. Les petites filles shegues ont parfois des bébés, certaines vers 10/11 ans déjà.
C’est une situation catastrophique.

Sur une note bien plus positive, plusieurs personnes nous ont signalé que ces 2 dernières années ont vu pas mal d’améliorations, dont réparation ou construction de plusieurs routes.

Kinshasa compte actuellement 10 millions d’habitants. Et combien en 1960 ? vers les 450.000. Le lecteur qui a quitté «Léo» en 60 ne reconnaitrait quasi plus la ville.

Kin la Belle… que d’aucuns surnomment désormais Kin la Poubelle.

Au revoir et grand merci à nos amis Véronique et Maurice qui nous ont fait découvrir d’autres facettes de Kin.

Pour la dernière fois nous prenons le chemin de l’aéroport N’Djili. Nous passons dans un quartier dominé par une immense boulangerie commerciale et sentant bon le … non, pas le sable chaud mais le pain chaud. Les baguettes sont vendues dans la rue, le plus souvent par des mamas les portant sur la tête dans une grande bassine en plastique. Nous ne pouvons évidemment pas rater l’occasion de les goûter, ces belles baguettes … je peux vous assurer qu’elles sont très bonnes, croquantes comme nous les aimons.

Dernier embouteillage. Derniers minibus pleins à craquer, 16 places (je les ai comptées) mais au moins 25 passagers. Derniers pousseurs de carrioles. Dernières façades bleues des magasins Vodacomet rouges des magasins Airtel. Derniers petits marchés. Aéroport de N’Djili. Passage des douanes sans encombres. 

 

Photo droite : KINSHASA Baguettes chaudes et croquantes


Nous voilà repartis pour la Belgique. Au revoir, Congo.

 

Quelques vérités congolaises, énoncées par un Congolais rencontré à Kinshasa,

(Note : celles-ci n’engage que sa responsabilité et non la mienne, je ne fais que répéter) :

 

Tolérance Zéro (opération lancée en 2009 contre la corruption et les malversations): bien pour les voleurs de poule mais ceux qui volent des chantiers, qui corrompent pour signer des contrats, ne craignent rien.

Journalistes :
Ceux de la presse écrite n’ont pas beaucoup de liberté, peuvent même se retrouver en prison.Par contre, pour ceux de la tv, ce n’est pas la même chose, ce sont des fonctionnaires de l’Etat.Exemple : un journaliste va publier (imprimer) les noms des présences au Senat qui compte un grand absentéisme; le lendemain il sera en prison

On n’organise pas les élections pour les perdre.
Exemple : du temps de Mobutu, Tshisekedi fut élu 1er ministre, dans les 2 semaines il a été arrêté.

Comment avoir confiance en les politiciens ? Beaucoup d’entre eux, dès qu’ils sont élus, envoient femme et enfants vivre à l’étranger : c’est cher pour le pays car on paye tout en double mais belle aubaine pour le politicien. De plus, en cas de crise, il est plus facile de fuir seul du pays qu’avec toute une famille.

Karel de Gucht est apprécie par l’opposition et le Congolais de la rue (je rappelle qu’il fut critiqué quand il a remis en cause publiquement la capacité des dirigeants congolais lors d’un voyage officiel en 2008; il a été déclarée persona non grata en RDC en 2009).

En Afrique, ca a marché là ou la police et l’armée se sont désolidarisés. D’ailleurs, l’armée ne vote pas en RDC.

Au Congo il y a le groupe des “nouveaux riches” qui ne se soucient absolument pas de la population locale et sa pauvreté.

Un Congolais a difficile à s’associer avec un autre Congolais, ils finissent toujours par s’entre déchirer. Cela commence bien, on respecte les règlements, jusqu’au moment où il y a de l’argent en jeu; la, les problèmes commencent. Par contre, les nombreux Libanais à Kin sont pragmatiques, de bons commerçants, ne se mêlent pas de politique. Tous les petits Libanais avec qui des Congolais ont commencé sont devenus grands.

Grande pauvreté à Kin: dans pas mal de familles, un jour ce sont les filles qui mangent et l’autre, les garçons.


Ici se termine le long récit de ce voyage effectué fin juin/début juillet 2011.
Merci aux lecteurs qui ont eu la patience de le lire jusqu’au bout !

Avec une pensée pour mes parents José et Christiane Bequet-Lienart sans lesquels je n’aurais jamais connu le Congo.
Brigitte Gaviola-Bequet

Brigitte et papa en 1958 – Brigitte et maman en 1958

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