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Le retour vers le Congo après l'indépendance.

Les récits des Européens qui sont retournés vers leur pays natal, le Congo.

L'album photo de Brigitte Bequet

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Le voyage de Brigitte Bequet en juin - juillet 2011.

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Jour 9 : Kisangani  suite

3ème petit déjeuner boyomais, identique aux 2 précédents, se composant d’un grand pistolet mou, d’un œuf, de café soluble, de lait en poudre et de sucre ...  que manque-t-il ? le beurre et l’éventuelle confiture. On les attend toujours, ils nous furent promis avant-hier. Mais bon,  ce sont les vacances, nous ne sommes pas pressés, n’est-ce pas ?

Visite de l’ancien internat de l’Athénée Royal d’Alain. Il a pu voir son ancienne chambre et est tout sourire en le racontant. Le bâtiment est depuis lors intégré dans l’université de Kisangani UNIKIS. Nous sommes accueillis par le secrétaire général académique Prosper SENGI.
Université : la Belgique a fait un don de 20 ordinateurs. Les Chinois ont restauré 2 bâtiments, ils sont moins chers et plus rapides. 
Derrière les bâtiments, dans la vallée marécageuse adjacente : Projet de rizi-pisciculture de Djubu-Djubu /Faculté des Sciences ADIKIS / avec appui de la « Kisangani asbl »  (voir www.kisangani.be) càd qu’on met le riz et les poissons dans le même étang. Grand succès de ce projet.  Plus tard, je lirai sur le site web de cette asbl que lors de l’accident d’avion dans 3 jours, un professeur responsable d’un autre projet de cette asbl l y périra.

On passe devant l’entrée du Stade Lumumba qui peut contenir 10.000 spectateurs. Il se trouve tout près de l’autre stade de la ville, le Stade du Marché.

Sur un mur est marqué : Message du temps de la fin - Tabernacle du 7ème mystère : Inconnu au bataillon, je suppose que c’est une église/secte d’origine américaine ?

Diner à l’hôtel Riviera, avenue Bondekwe, en diagonale de l’ancien château d’eau (trou béant) et quelques anciennes maisons de colons qui furent belles en leur temps mais, de nouveau, délabrées, fissurées et habitées (sauf celle sans toit, je suppose). Et … l’hôtel et une des maisons en face sont peints dans la même couleur verte que la mosquée.  J’ai compris :  il y a eu un bon prix de gros !
Petits étales en face, alimentation/bar/restaurant : l’une s’appelle La Révélation, l’autre 100 kilos de fleurs  avec même une table et 3 fauteuils en plastique …. et oui, bleus,  encore ! gggrrrrrr.  Sur le mur, une feuille blanche mentionnant  Photocopie / ordinateur ici : et bien, il faudra un jour m’expliquer comment faire une photocopie sans copieuse ni papier ni même électricité.  Mystère.

L’hôtel jouit d‘une très agréable terrasse. Pour info, un plat y coûte environ 15$. Le filet de capitaine est succulent mais je crois déjà l’avoir mentionné. Pour la petite histoire, Alain a une sainte horreur des arrêtes et n’a goûté au poisson qu’une seule fois. Nous l’avons taquiné souvent à ce sujet, lui demandant s‘il ne voulait pas manger des Arrêtes au pundu, du Poisson aux Arrêtes,  etc…. Sans rancune, Alain !
Nous y rencontrons le Sénateur Raymond Ramazani Baya, président de l’ONG  APS = Alliance des peuples solidaires contre la pauvreté, ex-ambassadeur à Paris et ex-ministres des Affaires Etrangères. Il nous parle d’un problème qu’il rencontre personnellement et qui se répète beaucoup au Congo : des gens qui construisent une maison sur un terrain qui ne leur appartient pas. Malgré les papiers en règle, il a perdu son procès. Alors, si lui, une personne de haut rang, n’arrive pas à gagner étant pourtant dans son droit, où va-t-on ?  A noter aussi qu’il met à disposition de René un bâtiment pour le projet « Fondation Euro-Africaine contre le Cancer »  ou pour en faire un Cente de Santé . (Martine se demande si ont parle ici du même Ramazani ou famille de Ramzani de l'histoire de la famille Claes Bukavu qui sait ) (ou de cette histoire “opération Watch Chain” de Jean Pierre Sonck)

Nous continuons la ballade découverte.
Toujours un grand nombre de vélos, de piétons, de motos, de carrioles… et peu de voitures. Et puis, cette pauvreté, un tel contraste sur cette belle terre rouge, vivante.

 

PHOTO : Kisangani; Sur la route en latérite...que d'efforts.

 

Il y avait une grande fabrique de textile dans les années 1970, la SOTEXKI. Elle comptait plus de 200 ouvriers qui travaillaient  24h/24h et 7j/7j. De nos jours, il n’y en a plus que 70. A cause des guerres, il n’y a quasi plus de production de coton et il faut en importer, ce qui revient cher. Mais, il y a une 2ème raison … les Chinois. Ils ont piraté les motifs et importent à moitié prix. 
Pour les fêtes du Cinquantenaire, Sotexki aurait dû avoir le marché mais c’est la Chine qui l’a emporté. Les responsables ‘achats’ ont préféré la Chine en échange de pots de vin.  Et qui protège l’économie de son propre pays, dans tout cela ?
Allez, j’achète un pagne pour aider l’économie locale.

A propos d’importations, voici encore un exemple : le riz. Celui-ci est souvent importé de pays tels que le Benin car l’arrivée en est régulière, alors que la production du propre pays peut être aléatoire.

PHOTO KISANGANI : Rue typique.

Aaaaaarrrgghhh….on passe devant un immeuble qui est complètement peint en vert-Congo (la SONAS). Je sens que je vais avoir des cauchemars : chaises bleues sur fond vert, au secours !

Et les pharmacies, je ne les ai pas encore citées, celles-là. Il y en a des petites à tous les coins de rues. Il est recommandé de ne rien y acheter, du moins nous les mundeles et notre système immunitaire non habitué à ces climats, car la provenance douteuse des produits pourrait nous jouer des tours. Beaucoup de personnes ne peuvent se payer une visite chez le docteur et se rendent directement à la petite pharmacie du coin afin d’y acheter un médicament, sans ordonnance évidemment.  De plus, son prix très bas signifie souvent une qualité plus que douteuse.

Philippe a l’excellente idée d’acheter un livre d’histoire pour voir comment celle-ci est enseignée à l’école (le manuel d’Histoire pour la 2ème année du secondaire). Dans cette librairie spécialisée, une affiche motivante, destinée aux étudiants en vacances, vaut la peine d’être citée : Vacances, temps de lumière. Temps de me reconstruire intellectuellement et moralement par des lectures saines, formatrices.

Il faut préparer les bagages car demain matin nous partons tôt vers l’aéroport. Alain nous annonce l’excellente nouvelle que la douche dans sa chambre fonctionne. Youpiiiiiiiiiii. Nous y allons tous (mais pas ensemble).

Ce fut notre dernière journée à Kisangani. Demain, retour sur Kinshasa.

Jour 10 : au revoir Kisangani / bonjour Kinshasa

Petit déjeuner vers 5h30.  Nous quittons notre hotel Sodiaz où nous avons vraiment bien dormi et ce sans moustiquaire grâce à l’airco. Par contre, ce qui ne nous manquera pas, ce seront les grands fûts d’eau nous servant de douche et de chasse d’eau. Quoi que … maintenant qu’on a pris l’habitude, je me dis que cela a quand même un certain charme. Finalement, c’est bien cela, les vacances !

Nous prenons pour la 3ème fois la route de l’Ituri, à l’aube, repassant devant le camp base et les fondations de «ma» maison. J’ai quitté cet endroit une première fois en février 1960, prenant pile cette même route mais dans l’autre sens, vers la ville et le port afin de prendre le bateau qui descendait le fleuve Congo. Ce matin, je la quitte une deuxième fois.
La nature est belle et le soleil se lève quasi devant nous. Belle vision pour un au-revoir.

Nous prenons congé de Roger, notre guide tellement précieux. Nous comptons tous garder contact avec lui et peut-être même le revoir lors de son prochain passage en Belgique.

Au revoir Kisangani.

Le 1er jour c’était «Stan», la ville où habitaient mes parents. J’essayais de me les imaginer marchant dans la ville à l’époque, traversant tel carrefour. Mais de jour en jour, c’est devenu Kisangani, ville moderne, bien sympathique, pourtant sans gratte-ciel quoique la 3ème du Congo. Sa population est courageuse malgré plusieurs guerres. Ce n’est pas sans raison qu’on la surnomme Ville Martyre.

Vers 9h30 notre Boeing 9Q-COP Hewa Bora décolle sans encombres, le même qui s’écrasera demain, ici même, tuant l’évêque d’Isangi, l’épouse et 2 enfants du directeur de l’huilerie de Lokutu ainsi que des connaissances et amis proches de Roger… 80 personnes au total. 
Maintenant que nous avons décollé, je peux vous avouer ceci : il y a 8 jours, notre  atterrissage ici à Kisangani n’était «pas du tout normal» d’après Alain qui est pilote. Je n‘avais pas vraiment remarqué (quelques bonds ne vont pas me faire paniquer). Nous l’avons peut-être échappé belle sans que je m’en rende compte. Wouaw !

Ici s’achève le pèlerinage émotionnel de 3 jeunes mundélés, une petite fille de 2ans et demie et 2 grands adolescents qui, à un certain moment, ont vécu en même temps dans cette belle ville sans toutefois se connaître et sans se douter qu’ils se rencontreraient 50 ans plus tard.

Arrivée à Kinshasa.

Nous retournons à la Procure Sainte-Anne – à côté de la cathédrale du même nom, construite en 1913/14 – non loin de la gare de l’Est, en reprenant cette route embouteillée, contraste flagrant avec Kisangani qui est, somme toute, une ville paisible. Deux mondes !
Du balcon, nous apercevons un grand bâtiment moderne de 15 étages si pas plus, chose également inexistante à Kis.

Après le repas nous partons à la recherche des maisons de Freddy et Alain.
Tout d’abord dans l’ancienne rue Tombeur de Tabora où habitait Alain, mais la maison est incorporée dans un complexe moderne et rien n’est reconnaissable. D’ailleurs, nous sommes vraiment dans un autre monde car ce genre de magasin haut de gamme est impensable à Kisangani (pour ceux qui connaissent Kin, il s’agit du magasin Vlisco).

Ensuite, en route pour le boulevard du 30 juin, anciennement boulevard Albert. Freddy et Alain nous racontent qu’autrefois, cette grande avenue était séparée  au milieu par une bande de verdure et bordée de beaux arbres de chaque côté … On l’appelait même Champs Elysées. Aujourd’hui, même pas un seul petit brin d’herbe n’a survécu aux énormes travaux de modernisation effectués il y a 2 ans, élargissant ce boulevard jusqu'à 4 bandes dans chaque sens, au détriment évident de l’esthétique. Mais il faut avouer qu’il est bien roulant et qu’il n’y a pas de trous (cela nous change des routes en terre).

Nous passons devant l’immeuble où habitait Freddy et sa famille, au 8ème étage du «Building Rose ».
Arrêt à l’Athénée Kalima où Alain et Freddy ont étudié. Rien n’y a change. Nous rencontrons le proviseur et 2 de ses collègues qui sont abasourdis de rencontrer d’anciens élèves – vraiment anciens - et surtout que ceux-ci sont revenus spécialement pour revoir tous ces endroits de leur enfance.

René nous emmène découvrir le Golf, un havre de « … luxe, calme et volupté » qu’il connaît bien car il y a organisé en janvier dernier (2011, donc) le jumelage entre ce Golf Club Kinshasa et le Golf & Country Club Oudenaarde. Une Primus bien froide nous fait du bien (ai-je déjà dit que la Primus n’est vraiment pas forte ?).

Photo : KINSHASA Sœur Angele et Philippe

Ensuite, nous nous rendons au couvent face à l’Hôpital Général de Kinshasa ex-Mama Yemo pour une rencontre inoubliable avec Sœur Angèle, d’origine belge. A 22 ans elle a décidé de devenir sœur missionnaire et arrive en 1952 à Léopoldville. Certains la surnomment la Sœur Theresa locale. Moi, elle me fait plutôt penser à feu Soeur Emmanuelle qui vivait chez les chiffonniers d’Egypte.

Dans cet hôpital, les patients doivent amener eux-mêmes le matériel (bandages, etc.) ainsi que leur nourriture ce qui signifie que concrètement, les jardins sont habités par les familles des patients qui viennent leur porter à manger et en quelque sorte vivent avec eux.
C’est dans ce contexte qu’elle s’occupe des plus démunis parmi les démunis, les rejetés par la société et leur propre famille.

Quand ceux-ci arrivent à l’hôpital, malades, blessés ou à la mort, ils sont renvoyées car seuls et sans un seul centime en poche; c’est là que Sœur Angèle et ses 2 acolytes interviennent. L’hôpital compte une quinzaine de pavillons (d’après ce que j’ai pu compter sur Google Earth car je n’ai pas noté cette information sur place) dont un est à la disposition de Sœur Angèle. Dans un pavillon (non) voisin, elle a à sa disposition une petite cuisine munie d’une belle grande cuisinière toute clinquante offerte par le Rotary.
J’ai oublié de dire que Sœur Angèle compte 84 printemps et a toujours bon pied bon œil.

Retour à la Procure, repas du soir et dodo. Quoi que … dodo … je viens de réaliser que la chambre est peinte en vert-Congo, le réfectoire l’était aussi; il n’y a donc pas qu’à Kisangani qu’on a vendu cette couleur à prix de gros ?

Demain,  suite de la découverte de «Kin la Belle» Personnellement, je préfère Kisangani.

KINSHASA Procure Sainte Anne : Bon appétit / Et voici le fameux vert dont je parle !

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