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Le retour vers le Congo après l'indépendance.

Les récits des Européens qui sont retournés vers leur pays natal, le Congo.

L'album photo de Brigitte Bequet

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Le voyage de Brigitte Bequet en juin - juillet 2011.

vers KisanganiYangambiBasokoLokutuIsangi - Kinshasa

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Jour 5 : Lokutu – retour via fleuve sur Isangi.

Lokutu

Café noir et fort comme du goudron, ca réveille !!!!

Allez hop, ballade à pieds jusqu’à la résidence du directeur de la Huilerie de palme, Sébastien Phambu, avec qui René a un rendez-vous d’affaires.  Il nous accueille avec enthousiasme et nous raconte que ses enfants étudient à l’étranger. Dans un an il prend sa retraite.  Il nous explique les rudiments de l’huile de palme et des palmiers utilisés : qu’un Palmier dura, très résistant, croisé avec un pisifera, qui produit plus d’huile mais est plus fragile,donne le tenera.

  • Accident HewaBora aéroport de Kisangani : 6 jours plus tard, le 7 juillet, l’avion Kinshasa-Kisangani-Goma s’écrase sur l’aéroport de Kis. La veille, nous prendrons ce même avion vers Kin. Nous apprendrons que la femme et 2 des 3 enfants de Mr Phambu sont  parmi les victimes. Mme s’était rendue à Kin pour chercher ses 2 enfants qui rentraient de l’étranger afin de les ramener à Kis.

Cette huilerie fut créée en 1911 sous le nom de HCB = Huileries du Congo Belge et fut, en son heure de gloire, la plus grande d’Afrique. Elle changea 2 fois de noms pour devenir la PHC= Plantations Huileries du Congo. Elle fut rachetée en 2009 à Unilever par une compagnie anglo- canadienne, FERONIA Inc.
Elle possède 14.000 hectares dont seulement 7500 sont exploités actuellement, répartis sur 3 endroits, espérant augmenter de 1000 ha chaque année.

On récolte de 4 a 40 tonnes tonnes de grappes par jour, qui donnent chacune 1/3 d’huile après procédé.

 

On visite la pépinière où les arbres sont chouchoutés à partir de leur naissance (euh … je veux dire leur plantation), mois par mois, jusqu'à 3 ans,  âge de la 1ere cueillette. Hommes et femmes y travaillent dur.  Ensuite, visite de la huilerie même ;  il y fait très chaud à cause des fours et le travail y est éreintant.

Passage par le couvent des Filles de la Sagesse. Elles ne sont pas nombreuses, je crois même me souvenir qu’elles ne sont que 3 (voilà ce qui arrive quand on ne note pas de suite). Il y a  Sœur Brigitte, la première sœur homonyme que je rencontre, et nous prenons évidemment une photo ensemble.

Il est temps de reprendre notre «bateau rapide», à moins que nous ne voulions recommencer l’expérience d’arriver dans le noir le plus profond à destination ? Pour ma part, non merci, j’ai déjà donné !  

Les 5 prochaines heures sont du pur bonheur ! Le majestueux fleuve Congo, ses berges, sa belle foret, ses nombreuses pirogues, ses villageois souriants, … des dizaines de photos sont prises par nous tous. Ohlala, ca va nous donner du travail de les classer !
Je suis étonnée de voir très peu de hyacinthes d’eau, j’avais entendu que c’était une plaie, mais bon, c’est ce que mes parents me racontaient il y a bien longtemps ! J’arrive finalement à en prendre une en photo, une seule, toute jolie toute lila.
Alain raconte aussi qu’il voyait des hippopotames mais il n’y en a plus un seul. Où auraient-ils bien pu déménager ?

Arrivée à Isangi et retour chez les Filles de la Sagesse, où nous avions diné il y a 2 jours. 

Isangi

Mini ballade jusqu’au fleuve. Là, un jeune nous aborde et explique qu’il est orphelin, qu’il a besoin d’argent, qu’il veut étudier.  Est-ce bien vrai ? Ou est-ce marqué « pigeon » sur notre front ?  Nous ne le saurons jamais, mais même si c’était une histoire inventée, au moins, il a eu le courage de nous aborder et d’inventer quelque chose (futur politicien ?) et les quelques francs congolais lui seront de toutes façons utiles .

  • Pauvreté : le Congo est parmi le 5 pays les plus pauvres au monde et nous l’avons constaté de visuà maintes reprises, tous les jours, dans tous les villages.

Nous avons tous droit à une chambrette individuelle. La mienne donne sur la rue. L’électricité est coupée à partir de 21h30, il fait vraiment très noir. J’entends les bruits de la rue : des pas sur les graviers qui s’approchent et s’éloignent, des voix jaillissent de la nuit. Cela me fait penser aux évènements, à ce sentiment de peur car à tout moment une de ces personnes (ou plusieurs) peuvent rentrer vous tuer, violer, piller…  Il suffit d’une seule personne. Cela doit être traumatisant.

Jour 6 : Isangi et retour Kisangani

A l’entrée du village d’Isangi se trouve la Cathédrale Marie Médiatrice.

  • Evêque d’Isangi, Mgr Camille LembiZanelli, sera tué dans l’accident d’avion HewaBora à Kis 6 jours plus tard. Ses funérailles auront lieu le 11 juillet dans cette même cathédrale. Il n'aurait pas dûprendre place dans cet avion mais son vol initial avec CAA ayant été annulé, un passager du vol HewaBora lui a gentiment offert sa place.

Il y a une grande antenne qui sert à la radio locale, la RTBI = pas la Radio Télévision Belge Incognito mais la Radio Télévision BandekoIsangi.

Il nous fait voir une maison pour jeunes mamans dont je n’ai noté ni le nom ni l’origine des fonds. Ni d’ailleurs de la toute nouvelle pompe à eau manuelle (surtout pas électrique car avec les coupures d’électricité elle ne fonctionnerait pas souvent).

 

 

Le carrefour principal du village s’appelle « Maman Olive Kabila »

Palabres avec la DGM= Direction Générale de Migration.
 A l’arrivée dans chaque village, la DGM doit être mise au courant de l’arrivée d’étrangers. Ici, un agent était au courant mais n’avait pas informé son collègue qui était venu redemander les mêmes infos. Roger, qui avait déjà donné les copies des passeports la veille au soir et le matabiche ad hoc, n’avait pas envie de recommencer et a dit qu’il avait déjà tout donné. Mais le temps d’arriver chez le supérieur, l’information avait été déformée et c’était devenu « Roger refuse de montrer les passeports». Bref, palabres et discussions mais tout finit bien, comme d’habitude. Ce fut une expérience intéressante.

L’essence. Ah, l’essence ! Celle-ci est vendue en bouteilles de coca, d’eau, de jus de fruits, en jerrican… Et ce, dans tous les villages que nous avons traversés.

Le bac accoste à Yekela, petit village qui profite actuellement d’un programme d’assainissement mis en place par le ministère de la Sante « L’assainissement, c’est la dignité » peut-on lire sur le grand panneau.

  • manuel sur l’assainissement, avec atlas etc
  • Vu sur place : le journal « Les Coulisses » avec une phase inoubliable :
    Comme les paysans avec le haricot, nous cultivons l’information,
    et je n’invente rien, j’ai la photo pour le prouver !

    Le long du chemin, nous nous arrêtons dans un champ communautaire,  « champ semencier »  comme l’indique le grand panneau; « Programme de réhabilitation de l’agriculture dans la province Orientale » (que nous retrouverons dans quelques instants à Yangambi), c.à.d le PRAPO que nous avons déjà rencontré plusieurs fois.
    Tout le village est présent et chacun connaît sa tâche dans ce champs d’arachides : cueillir, tirer,  casser, séparer, laver,  décortiquer...  Mais le plus marrant ce sont ces sempiternelles chaises en plastique bleu …… les voilà maintenant en plein milieu d’un champ !

    Retour dans la Toyota-sauteuse, surtout pour celuiassis derrière …on parlait de fesses en compote il y a 2 jours ? Elles seront ce soir en purée.

    • L’état des routes : celles-ci ont toutes sortes de trous : petits,  grands, profonds, pas profonds,  anciens, neufs, ronds, ovaux, longs. Pas encore vu de trous carrés mais ca peut venir. Le Ministère des Routes est d’ailleurs appelé Ministère des Trous !
      Plusieurs routes d’avant 1960 sont devenues impraticables et certaines même quasi inexistantes. Il faudrait consulter une carte de l’époquepour les resituer. Exemple : toute la région d’Isiro est très isolée car injoignable par route.

     

     

    Retour à Yangambi, cette fois-ci nous continuons la visite en nous rendant au centre agronome connu sous le nom de  KM5. On y voit de près des cacaotiers. On ouvre une cabosse pour nous permettre de goutter une graine de cacao, ou plutôt la pulpe qui l’entoure, dont le goûtme fait penser au lychee.

    3 belles ambulances flambant neuves y sont fièrement garées, don du fonds belge pour la sécurité alimentaire (comme l’école avant-hier). Il y a un problème : elles ne peuvent être utilisées car il n’y a pas encore d’hôpital. Bonne blague belge.

    Nous voyons au mur les photos de Beirnaert 1926-41 et Vanderweyen 35-52, ainsi qu’un grand panneau intitule  Division du palmier à huile. / Jardin de sélection de Beirnaertet un plan des plantations depuis 1950. On nous rappelle qu’un Palmier dura croisé avec pisifera donne tenera, découverte qui fut un tournant important dans l’amélioration du palmier á huile.
    Je dois avouer que je n’ai pas pris de notes et je ne peux dire beaucoup plus alors, au lieu de dire des bêtises ….

    Nous voyons un peu au loin les maisons anciennement construites pour les ingénieurs ; certains lecteurs y ont peut-être vécu étant enfants.

    Arrêt à la maison WWF ; Yangambi étant « man and biospherereserve » , le WWF y a un programme.
    J ai trouvé plus d’informations ici : http://www.congobiodiv.org/

    Et maintenant …. cap sur Kisangani.
    Nous passons par de nombreux villages dont les maisons s’étendent  le long de cette route, tous très propres. Et les enfants qui crient, rigolent, appellent les mundeles…..
    Nous nous arrêtons dans l’un d’eux. Moment d’émotion : un vieux tata pleurait nous voyant,  les mundeles. Il a reçu 500 francs et il a dansé et pleuré de joie. Il voulait venir avec nous. Tout le village avait l’air content pour lui, personne d’autre n’est venu nous demander de l’argent. En nous éloignant, on le voyait au milieu de la route, gesticulant et dansant.

    Petit bac pour traverser le fleuve Lindi non loin de Kisangani, comme à l’aller. Couleurs locales : le cycliste qui transporte sur son porte-bagages sa valise etsa poule (vivante), pattes ficelées, obligée de faire de grands efforts d’équilibriste; l’adorable couple jeune marié, robe de madame et chemise de monsieur fabriqués du même tissu bariolé, qui me dit que j’ai de la chance de porter une alliance au doigt car eux, ils n’ont pas encore assez d’argent pour s’en acheter. C’est d’ailleurs une remarque qui m’a été adressée plusieurs fois lors de ce périple.

    A quelques pas de Kisangani, on s’arrête chez un Belge qui possède unrestaurant/hôtel, le Bambou Palace. Sa clientèle, des administrateurs et politiciens, lui a demandé de monter ses prix car ils ne veulent pas que tout le monde(traduisez N’importe qui) les côtoient.
    La situation est idyllique car il est situé le long du fleuve, les chambres seront très bientôt prêtes. Ca fait plaisir  de voir une réussite de ce genre car il nous paraît y avoir très peu d’investissements.

    Kisangani , La perle du Congo

    Arrivée à Kisangani. Freddy ne se tient plus … il reconnaît quasi tout et a les larmes aux yeux.  Il avait quand même déjà 17 ans quand il quittaKis et se souvientdèslors de (presque) tout. Alain aussi , d’ailleurs.
    Demainsera une journée émotionnelle.

    Je ne peux croire que je suis à Kisangani, à Stanleyville, ce fameux Stan. Cette ville devait être belle à l’époque. C’est incroyable qu’une ville - un pays - soit en pire état 50 ans plus tard : plus d’eau courante (ou rare), plus d’électricité (ou par moments), plus de route en état. Routes en terre dans une grande ville, la 3ème du Congo ! Quel gâchis, quelle tristesse. Nos parents l’ont connue plus belle, pour preuve les films et photos d’époque.

    Mais il ne faut surtout pas oublier que Kisangani est aussi surnommée la Ville Martyre car elle fut le théâtre de plusieurs guerres, dont la Guerre de Six Jours en 2000 et la Guerre des Trois Jours en 1999.

    Roger nous a trouvé où loger. A cause de notre changement de programme, nous arrivons en effet un jour plus tôt que prévu en ville et il a dû nous trouver logis. Nous voilà donc à l’hôtel … euh … non ce n’est pas un hôtel mais un garage…. Bon, un ancien garage qui n’est plus vraiment garage tout en étant encore garage. Bref : grand bâtiment  plurifonctionnel que je ne sais pas comment décrire. L’endroit s’appelle GTZ =  (coopération technique allemande). Il s’agit de l’ancien Garage DIFCO (d’Ieteren) au coin de l’ancienne avenue  Major Massart/route de Buta (actuellement 30 juin) et boulevard du Lac Mukamba, 2 blocs au nord du marché central. A l’autre coin du carrefour se trouve un bâtiment rose, l’ancien Old East dont on voit toujours le nom en lettres noires sur un côté.
    Nos chambres sont très grandes et «nihilistes», nous avons une belle barza et l’air conditionné fonctionne (il existe aussi de l’air conditionné qui ne fonctionne pas, je parle d’expérience !). Parfait, c’est tout ce dont nous avons besoin. Vite, une bonne douche dans la vraie salle de bain. Oops… pas de chance … pas d’eau courante !  Et oui, une salle de bain complète avec baignoire, c’était trop beau. Comme partout ailleurs, la chasse est remplacée par 2 grands fûts en plastique accompagnés du seau; nous en avons l’expérience et on ne se formalise vraiment plus pour si peu.

    Nous sommes invités à souper chez Roger. Ses enfants et son épouse sont charmants. Il me dit qu’il a parlé à une dame qui connaît le colonel du camp Base afin de pouvoir le visiter. Si papa avait su en 1957, quand il construisait/agrandissait le camps, que 54 ans plus tard il serait toujours en service et que sa fille viendrait le redécouvrir ?

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