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L’héroïsme des aviateurs détachés au Congo par la Force Aérienne Belge
© Jean Pierre Sonck

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Vers les photos de l'article Heroïsme des aviateurs détachés au Congo par la force aérienne

L’héroïsme des aviateurs détachés au Congo par la Force Aérienne Belge.
JP Sonck

Début février 1965, la colonne de renfort du major Mueller envoyée à Paulis par la route tomba dans une sérieuse embuscade aux abords du pont de Bafwasende. Les pertes furent importantes et l’Etat Major  de la 5e Brigade proposa au major Mueller de retourner à Stanleyville avec sa colonne, mais il refusa. Mise en alerte depuis la veille, la base de ravitaillement du lt Raes installée à l’aérodrome de Stanleyville avait préparé durant la nuit un dropping de munitions pour ravitailler la colonne. Les caisses en bois contenant les cartouches étaient enroulées dans de vieilles capotes militaires, car ils ne disposaient pas de parachutes. Aux premiers rayons de soleil, elles furent chargées dans un bimoteur DC-3 de la Force Aérienne Tactique Congolaise, mise en œuvre par des aviateurs belges de l’assistance aérienne au Congo. Le pilote démarra immédiatement les moteurs et le major Avi Blume prit la place du co-pilote. Le lt Raes accompagna l’équipe des largueurs qui était dirigée par le lt parachutiste Neyt, breveté à Schaffen en dispatching et en dropping. Près d’une heure plus tard, ils survolèrent la colonne à 300 pieds et le pilote se mit en contact radio avec le poste VHF de la colonne. L’avion effectua trois passages au ras des arbres et le lt Neyt donna les directives aux soldats pour larguer les colis au plus près de la route malgré le danger. De retour à Stanleyville, le lt Raes remarqua plusieurs impacts de balles dans la carlingue, mais impossible de savoir s’ils provenaient de tirs amis ou ennemis. Le dropping des colis n’avait provoqué aucun accident, mais le lt Abession-Conde se plaignait d’avoir reçu une caisse sur le pied et s’était fait poser un bandage avec des attelles. Malgré la protection assurée par les vieilles capotes militaires capotes, quelques caisses avaient éclaté en morceau au contact du sol et la troupe dut récupérer les cartouches éparpillées aux alentours. Les recherches étaient dangereuses, car l’ennemi était aux aguets dans la forêt entourant la localité. En attendant l’arrivée des hélicoptères chargés d’évacuer les blessés, la troupe débarrassa la rue principale du village des quelques obstacles qui gênaient l’atterrissage. Tous les chefs des pelotons  blindés de la colonne étaient hors de combat : Thadeus Kowalski se plaignait d’un éclat dans l’œil, Bob Noddyn souffrait de plusieurs blessures et Alphonso Abession-Conde traînait la jambe. Un premier hélicoptère se posa au centre du village et dès que le pilote stoppa le moteur, il fut ravitaillé en carburant avec une pompe à main. Il fallut faire le tri parmi les hommes les plus atteints dont les brancards furent embarqués en priorité. Jouant au grand blessé, Abession-Conde tenta de soudoyer l’adjudant Bruneel de l’ATMB pour prendre place à bord, mais il se fit engueuler par Armand Traweels qui n’appréciait pas du tout son attitude peu courageuse. Le pilote du « FG322 » décolla  malgré son chargement en excédant, mais il dut manœuvrer à la limite des possibilités de l’engin qui semblait effectuer un ballet à quelques mètres du sol. Deux « Banane volante » se posèrent l’un après l’autre et embarquèrent chacune quelques blessés. Ce type d’engin était prévu pour le transport d’une section de douze hommes, mais sous les Tropiques, il arrivait péniblement à décoller avec trois personnes. Grâce au courage des aviateurs belges, les blessés furent ramener à Stanleyville où ils purent être soignés.

 

Avec nos remerciement à Mr JP Sonck pour sa contribution au site congo-1960

 

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