Jean HelleboschL’appartement à Borgerhout dégage l’atmosphère du Congo à travers des portraits typiques et des meubles exotiques. Jean Hellebosch et son épouse Yolande Detaey résidaient au Congo/Zaïre de juin 1952 jusque avril 1974. Sans l’accident de travail ou Jean devenait invalide permanent, ils seraient restés jusque 1980. Il leur semblait que toute l’histoire belgo-congolaise s’était déroulé devant leur yeux sans y prêter attention. |
Ann Van Landuyt-BroeckaertOn pourrait faire tant de choses, mais tant de projets ont échoué.
|
||
| Madeleine MoncareyMadame Madeleine Moncarey, habite un appartement charmant, agréablement décoré. Depuis le jour ou une maladie tenace s’est emparée d’elle, elle quitte ces lieux rarement. Les souvenirs du Congo reviennent comme si s’était hier. Elle s’explique : « On y résiste parce que cela fait mal. Mais c’est plus fort que moi-même, les souvenirs oppressent votre esprit, elles sont gravées dans la mémoire. Au retour, dans mon appartement, je retrouve sous la porte, une feuille avec des menaces. Je lisais : « Monsieur, vous savez quelle a été votre conduite dans cette région. Votre conscience le dit bien. Ou trouverez vous la détente morale ? Signé Le Peuple. » Mon époux était forcé d’admettre que c’était la première fois que lui ou un de ses patients avaient reçu pareilles notes. Il prétendait qu’on devait ignorer ces menaces et ne pas chercher à trouver les auteurs. Un expert avait vérifié les claviers des machines à écrire utilisées chez Kilo-Moto. Il avait répéré la machine en question et pouvait donc retracé l’auteur…..Lisez la suite du témoignage de Madeleine Moncarey Veuve du Docteur a Bunia |
Ernest Van CauterPourquoi avons nous émigré au Congo par milliers? C’est simple : pour réaliser quelque chose, et laisser derrière nous une Europe ravagée par la guerre. Le Congo était un défi. On savait qu’on aurait une grande marge de liberté, qu’on serait chargé de responsabilités, qu’on devrait compter seulement sur nous-même pour la réalisation des objectifs fixés. Je cite un exemple : quelqu’un meurt à bord d’un bateau. Il faut se charger soi-même de toute la paperasserie. L’administration peut en prendre modèle ! Partir au Congo voulait dire travailler durement. On y allait pour réaliser des objectifs, non pour consulter sa montre pour rentrer à la maison. Si je jugeais utile de travailler avec mon personnel jusqu’à minuit, même jusqu'à cinq heures du matin, il en était ainsi ! Personne ne réclamait ! Les noirs savaient qu’ils pouvaient récupérer les heures supplémentaires prestées. C’était la période où les syndicats belges au Congo n’avaient encore rien à dire. Les noirs n’étaient pas encore intoxiqués par des slogans revendicatifs comme l’indépendance.
|
||
|
Jos De Witte Jos De Witte dut tout abandonner en 1964 pour sauver sa vie ! Les ouvriers de son plantage prenaient sa défense mais les Lumumbistes s’acharnaient sur lui. Jos regrettait son départ, non pas pour l’argent, mais bien parce que il perdait une façon de vivre en toute liberté. Il a travaillé comme chef dans deux entreprises et a été gérant d’un thé room sur la place de St Nicolas. Depuis peu il est en retraite. |
Jack HermonierEnviron 20.000 belges sont restés au Congo après la Dipenda parce que les routes étaient bloquées par des barrages mais aussi parce que ils ne voulaient pas abandonner ce qu’ils avaient construits de leurs propres mains. Jack Hermonnier de Malines était un des derniers. Comme volontaire il avait participé à la guerre de Corée. Il a quitté l’armée dans les années cinquante et fin 1957, juste après son mariage, il quitta la Belgique pour partir au Congo. Leon Petillon, Gouverneur-Général et Antoine Buisseret, ministre des Colonies, se portaient garant pour la continuité. Soldat Jack, devenu colon et Bwana, avait l’espoir d’y mourir après une vie prospère de patriarche d’une plantation à café. Il a tout survécut, aussi bien les Lumumbistes que les Simba’s.Comme la plus part des Belges, Jack n’avait aucune idée que les noirs pensaient déjà en 1957 à l’indépendance et que le colonialisme était déjà condamné. Qui en Belgique a entendu parler du prophète Simon Kibangu, qui prêchait l’anti-colonialisme dans les années 1920. Il fût condamné à mort et gracié par le palais royal et bannit à vie. Mais le Kibangisme avait bien prit racine et se répandait à travers tout le pays. Aucun des colons enthousiasmés ne se rendaient compte qu’il avait une prise de conscience politique dans les villages et les écoles. On ne militait pas encore ouvertement par manque d’encadrement, de règles bien définies à suivre. . Lisez la suite du témoignage de Jack Hermonier
|
||
|
Gusta Van der PolCeci est une partie de l’histoire racontée par Madame Gusta Van der Pol, originaire d’Anvers. Elle est veuve de Jan Van der Pol, coureur automobile, tué en 1959, lors d’une course de côte à Léopoldville.
|
Gil et Bernard ClaesComme mère au foyer elle avait la garde de ses deux filles. Elle était aussi active dans la vie sociale comme organisatrice auprès du Cercle amical des Flamands. Elle donnait aussi cours aux noirs et semblait entièrement accepté par la population noire. Gil Smeets était et est toujours très sensible ! Son talent littéraire est à l'origine de poèmes et d'autres publications traitant la vie communautaire entre noirs et blancs. La tristesse de tous ce gâchis reste présente dans sa mémoire. Bernard Claes restait quelques semaines de plus à Bukavu que son épouse. Il fut témoin de terreur et violence incontrôlée s'emparent de Bukavu. Les Lumumbistes se faisaient valoir ! Son départ était une véritable libération. Gil Smeets résidait déjà en Belgique quand la violence se répandait sur le territoire de la province du Kivu. Elle avait quitté un paradis sur terre ; Un paradis qui l'empoigne jusqu'à ce jour :Lisez la suite de la famille Claes Sa fille Patsy est aussi auteurs de plusieurs livre et gagnante de différent prix consultez la rubrique livres
|
||
|
Piet MeysmansMadame Michel Moncarey l’a déjà mentionné : à Bunia s’était l’été toute l’année. En Belgique, quand le soleil perce le ciel nuageux les gens subissent une métamorphose, tout le monde retrouve le sourire, la joie de vivre. Les rayons du soleil réchauffent le cœur. Le soleil tropical, omniprésent avait le même effet sur les coloniaux, c’était une source d’énergie inépuisable. Rien pour cela je voudrais retourner…
|
Theo Fabes On n’aurait jamais tenu le coup sans la présence de nos épouses. Au départ les autorités militaires s’opposaient au départ simultané. Je me rappelle de l’intervention de l’adjudant Lescaillier auprès du Ministère de la Défense afin que le ministre responsable revienne sur sa décision. Sur le niveau intellectuel de mes élèves, il n’y avait pas de quoi être fière, 500 élèves sur trois ans et seulement dix réussites. Une récolte totalement insuffisante comparée à l’investissement réalisé. Je ne mettais pas en doute leur capacité intellectuelle mais les notions élémentaires techniques faisaient défaut. |
||
|
Frans Declercq Dans notre série : L’obscurité, le coeur de l’Afrique, Frans Declerck 57 ans, a la dernière parole. Durant la période 1954-1960, juriste d’origine de Roulers, il fonctionnait d’abord comme agent territorial, ensuite comme magistrat et juge dans la colonie. Peu après la Dipenda, appelé par Frans l’armistice de 1960 ; Patrice Lumumba prenant sa revanche suite à une veille histoire, le faisait enfermer comme beaucoup d’autres magistrats. De Clerck pouvait s’échapper. Via Brazzaville il retournait en Belgique ou il commença une nouvelle carrière chez Philips. Il parcourait toute l’hiérarchie pour être nommé, en 1975, directeur des relations publiques. Entretemps il était devenu un personnage connu, via l’écran de la T.V. Il jouait pendant des années le rôle de l’incorruptible et glacial accusateur publique dans la série : »Accusé levez vous « . Après il interprétait le rôle de juge d’instruction dans : » Avec préméditation. »
|
Albert GeeraertAlbert Geeraart de Zelzate, va, comme il le dit lui-même, mourir avec le Congo dans son cœur. La plus part des coloniaux parlent ce language. Albert arrivait dans le Congo, le paradis, en 1947, pour s’enfuir, la mort dans l’âme, le 16 juillet 1960. Son lieu de travail se trouvait dans la région non explorée autour de Luluabourg. Déjà dans l’avion direction Zaventem, le remords s’empara de lui ; il avait abandonné trois personnes qu’il aimaient particulièrement. Deux petites filles Baluba et sa compagne ménagère noire.
|
||
| Louis Vanderbruggen 2Bonjour, Si vous pouvez m'aider a traduire le texte de Louis, merci de me contacter via mail
|
André MonbaieuBonjour, Si vous pouvez m'aider a traduire le texte de André Monbaiu , merci de me contacter via mail
|
||
|
|
|||
| René M de HoveBonjour, Si vous pouvez m'aider a traduire le texte de René M de Hove , merci de me contacter via mail
|
Jan Van HoveBonjour, Si vous pouvez m'aider a traduire le texte de Jan Van Hove merci de me contacter via mail
|
||
| Avez vous aussi un texte ?N'hésitez pas a me contacter pour publier vos témoignages sur la colonie Belge
|
|||
© 2002 Gust Verwerft - Congo-1960













About Us