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Jean Hellebosch

 

L’appartement à Borgerhout dégage l’atmosphère du Congo à travers des portraits typiques et des meubles exotiques. Jean Hellebosch et son épouse Yolande Detaey résidaient au Congo/Zaïre de juin 1952 jusque avril 1974. Sans l’accident de travail ou Jean devenait invalide permanent, ils seraient restés jusque 1980. Il leur semblait que toute l’histoire belgo-congolaise s’était déroulé devant leur yeux sans y prêter attention.

 

congo 1960 image foto sans titreAnn Van Landuyt-Broeckaert

 

On pourrait faire tant de choses, mais tant de projets ont échoué.
Après la Dipenda et ses séquelles dramatiques, on essayait d'attirer de Belges. Les noirs avaient assumé presque tout. Rien ne fonctionnait convenablement. Ann Van Landuyt-Broeckaert s'engageait ingénument dans l'Aventure Congolaise. Nous écrivons août 1969. Elle avait 28 ans. Une belle femme avec deux enfants adorables et un mari dévoué qui, comme médecin biologiste clinique, s'engageait à travailler à 'l'Institut de Médicine Tropicale ', dans la capitale Léopoldville qui s'appelait désormais Kinshasa.

 

Madeleine Moncarey

 

 

Madame Madeleine Moncarey, habite un appartement charmant, agréablement décoré. Depuis le jour ou une maladie tenace s’est emparée d’elle, elle quitte ces lieux rarement. Les souvenirs du Congo reviennent comme si s’était hier. Elle s’explique : « On y résiste parce que cela fait mal. Mais c’est plus fort que moi-même, les souvenirs oppressent votre esprit, elles sont gravées dans la mémoire. Au retour, dans mon appartement, je retrouve sous la porte, une feuille avec des menaces. Je lisais : « Monsieur, vous savez quelle a été votre conduite dans cette région. Votre conscience le dit bien. Ou trouverez vous la détente morale ? Signé Le Peuple. » Mon époux était forcé d’admettre que c’était la première fois que lui ou un de ses patients avaient reçu pareilles notes. Il prétendait qu’on devait ignorer ces menaces et ne pas chercher à trouver les auteurs. Un expert avait vérifié les claviers des machines à écrire utilisées chez Kilo-Moto. Il avait répéré la machine en question et pouvait donc retracé l’auteur…..

congo 1960 image foto sans titreErnest Van Cauter

 

Pourquoi avons nous émigré au Congo par milliers? C’est simple : pour réaliser quelque chose, et laisser derrière nous une Europe ravagée par la guerre. Le Congo était un défi. On savait qu’on aurait une grande marge de liberté, qu’on serait chargé de responsabilités, qu’on devrait compter seulement sur nous-même   pour la réalisation des objectifs fixés. Je cite un exemple : quelqu’un meurt à bord d’un bateau. Il faut se charger soi-même de toute la paperasserie. L’administration peut en prendre modèle ! Partir au Congo voulait dire travailler durement. On y allait pour réaliser des objectifs, non pour consulter sa montre pour rentrer à la maison. Si je jugeais utile de travailler avec mon personnel jusqu’à minuit, même jusqu'à cinq heures du matin, il en était ainsi ! Personne ne réclamait ! Les noirs savaient qu’ils pouvaient récupérer les heures supplémentaires prestées. C’était la période où les syndicats belges au Congo n’avaient encore rien à dire. Les noirs n’étaient pas encore intoxiqués par des slogans revendicatifs comme l’indépendance.

 

Jos De Witte

 

Jos De Witte dut tout abandonner en 1964 pour sauver sa vie ! Les ouvriers de son plantage prenaient sa défense mais les Lumumbistes s’acharnaient sur lui. Jos regrettait son départ, non pas pour l’argent, mais bien parce que il perdait une façon de vivre en toute liberté. Il a travaillé comme chef dans deux entreprises et a été gérant d’un thé room sur la place de St Nicolas. Depuis peu il est en retraite. La première année je suivais un écolage à Mushweshwe enter Bukavu et Goma. On était supposé à tout connaître de la faune et flore congolaise, le va et vient des noirs, l’organisation pratique d’une plantation. Les six premiers mois nos épouses restaient en Belgique. On se rendait très vite compte de la différence de mentalités entre blancs et noirs. Un soir on se rendait en groupe déguisé en fantôme, la tête couverte d’un drap blanc, au village des noirs ; une blague tout au plus. On semait la panique à travers le village et les environs. La direction de l’école nous démontra les conséquences de notre acte. En effet ; les jours suivants tous les travailleurs noirs manquaient à l’appel, des villages entiers étaient désertés. Notre directeur Mr. Hendrikxc a du se rendre en personne à la brousse pour convaincre les noirs que tout cela était seulement une blague. Seulement une semaine après les noirs revenaient en petit groupes. La méfiance envers nous est restée. Lisez la suite du témoignage de Jos

Jack Hermonier

 

Environ 20.000 belges sont restés au Congo après la Dipenda parce que les routes étaient bloquées par des barrages mais aussi parce que ils ne voulaient pas abandonner ce qu’ils avaient construits de leurs propres mains. Jack Hermonnier de Malines était un des derniers. Comme volontaire il avait participé à la guerre de Corée. Il a quitté l’armée dans les années cinquante et fin 1957, juste après son mariage, il quitta la Belgique pour partir au Congo. Leon Petillon, Gouverneur-Général et Antoine Buisseret, ministre des Colonies, se portaient garant pour la continuité. Soldat Jack, devenu colon et Bwana, avait l’espoir d’y mourir après une vie prospère de patriarche d’une plantation à café. Il a tout survécut, aussi bien les Lumumbistes que les Simba’s.Comme la plus part des Belges, Jack n’avait aucune idée que les noirs pensaient déjà en 1957 à l’indépendance et que le colonialisme était déjà condamné. Qui en Belgique a entendu parler du prophète Simon Kibangu, qui prêchait l’anti-colonialisme dans les années 1920. Il fût condamné à mort et gracié par le palais royal et bannit à vie. Mais le Kibangisme avait bien prit racine et se répandait à travers tout le pays. Aucun des colons enthousiasmés ne se rendaient compte qu’il avait une prise de conscience politique dans les villages et les écoles. On ne militait pas encore ouvertement par manque d’encadrement, de règles bien définies à suivre. .

 

congo 1960 image foto sans titreGusta Van der Pol

 

Ceci est une partie de l’histoire racontée par Madame Gusta Van der Pol, originaire d’Anvers. Elle est veuve de Jan Van der Pol, coureur automobile, tué en 1959, lors d’une course de côte à Léopoldville. La famille Van der Pol, comme beaucoup d’autres, vivait dans un environnement Congolais exclusivement réservé aux blancs. Une vie comparable à celle vécue par le haut standing britannique pratiquée dans leurs diverses colonies. Jan Van der Pol était bien aimé à Léopoldville, durant les années 1950. Né à Anvers il avait fait son service militaire à Paris et avait tiré avantage du mélange de différentes nationalités. Avec son épouse et deux filles, il habitait le quartier résidentiel Djello-Binzo, situé à 16 km du centre de la ville. Sans personnel noir, on aurait pu s’imaginer à Brasschaat, St Génésius Rhode ou Knokke le Zoute en Belgique ; Jean avait de plus la réputation d’être un deuxième Manuel Fangio, grâce à la victoire d’une course automobile à Francorchamps en 1951. Son état de service, comme résistant pendant la deuxième guerre mondiale, l’avait emmené au Fort Breendonk où il avait été emprisonné par l’occupant. A Léopoldville, en 1952, il était distributeur agréé de voitures comme, Dodge, Peugeot et Volkswagen. !

Gil et Bernard Claes

 

 

Comme mère au foyer elle avait la garde de ses deux filles. Elle était aussi active dans la vie sociale comme organisatrice auprès du Cercle amical des Flamands. Elle donnait aussi cours aux noirs et semblait entièrement accepté par la population noire. Gil Smeets était et est toujours très sensible ! Son talent littéraire est à l'origine de poèmes et d'autres publications traitant la vie communautaire entre noirs et blancs. La tristesse de tous ce gâchis reste présente dans sa mémoire. Bernard Claes restait quelques semaines de plus à Bukavu que son épouse. Il fut témoin de terreur et violence incontrôlée s'emparent de Bukavu. Les Lumumbistes se faisaient valoir ! Son départ était une véritable libération. Gil Smeets résidait déjà en Belgique quand la violence se répandait sur le territoire de la province du Kivu. Elle avait quitté un paradis sur terre ; Un paradis qui l'empoigne jusqu'à ce jour.

Piet Meysmans

 

Madame Michel Moncarey l’a déjà mentionné : à Bunia s’était l’été toute l’année. En Belgique, quand le soleil perce le ciel nuageux les gens subissent une métamorphose, tout le monde retrouve le sourire, la joie de vivre. Les rayons du soleil réchauffent le cœur. Le soleil tropical, omniprésent avait le même effet sur les coloniaux, c’était une source d’énergie inépuisable. Rien pour cela je voudrais retourner… Piet Meysmans ex colonial originaire de Deurne, au caractère jovial et bien portant tenait le même langage que Madame Moncarey. A E ville, le climat était idéal, ni trop chaud ni trop froid. Durant la saison froide les flammes léchaient les bûches entassées dans le feu ouvert. Au début la population noire était en minorité. Avec le développement économique ils envahissaient la ville. Fin 1960 Elisabethville hébergeait 14.000 blancs et plusieurs centaines de milliers de noirs. Ces derniers étaient dispersés dans les villages Kana, Katuba, Ruashi, Kasaha, Albert et tant d‘autres. Nous, avec un corps de police réduit, au milieu de cette foule, il valait mieux ne pas penser de trop !

 

Theo Fabes

 

 

On n’aurait jamais tenu le coup sans la présence de nos épouses. Au départ les autorités militaires s’opposaient au départ simultané. Je me rappelle de l’intervention de l’adjudant Lescaillier auprès du Ministère de la Défense afin que le ministre responsable revienne sur sa décision. Sur le niveau intellectuel de mes élèves, il n’y avait pas de quoi être fière, 500 élèves sur trois ans et seulement dix réussites. Une récolte totalement insuffisante comparée à l’investissement réalisé. Je ne mettais pas en doute leur capacité intellectuelle mais les notions élémentaires techniques faisaient défaut.
Par exemple la façon de compter. Ils ne voyaient aucune corrélation entre 1 ou plus, entre cinq, sept ou douze. Plusieurs années après l’indépendance un ancien élève m’écrivait une lettre, mon adjudant j’ai trois enfants et demi! Lisez plus sur le

Frans Declercq

 

 

Dans notre série : L’obscurité, le coeur de l’Afrique, Frans Declerck 57 ans, a la dernière parole. Durant la période 1954-1960,  juriste d’origine de Roulers, il fonctionnait d’abord comme agent territorial, ensuite comme magistrat et juge dans la colonie. Peu après la Dipenda, appelé par Frans l’armistice de 1960 ; Patrice Lumumba prenant sa revanche suite à une veille histoire, le faisait enfermer comme beaucoup d’autres magistrats. De Clerck pouvait s’échapper.  Via Brazzaville il retournait en Belgique ou il commença une nouvelle carrière chez Philips. Il parcourait toute l’hiérarchie pour être nommé, en 1975, directeur des relations publiques. Entretemps il était devenu un personnage connu, via l’écran de la T.V. Il jouait pendant des années le rôle de l’incorruptible et glacial accusateur publique dans la série : »Accusé levez vous « . Après il interprétait le rôle de juge d’instruction dans : » Avec préméditation. » Frans reconnait que le Congo et les noirs lui rappellent journalière ment des souvenirs et émotions.

Albert Geeraert

 

 

Albert Geeraart de Zelzate, va, comme il le dit lui-même, mourir avec le Congo dans son cœur. La plus part des coloniaux parlent ce language. Albert arrivait dans le Congo, le paradis, en 1947, pour s’enfuir, la mort dans l’âme, le 16 juillet 1960. Son lieu de travail se trouvait dans la région non explorée autour de Luluabourg. Déjà dans l’avion direction Zaventem, le remords s’empara de lui ; il avait abandonné trois personnes qu’il aimaient particulièrement. Deux petites filles Baluba et sa compagne ménagère noire. Il sortait victorieux d’une bataille administrative qui dura plus qu’ un an et pour lequel il pouvait compter sur l’appui logistique de la princesse Liliane.

congo 1960 image foto sans titreLouis Vanderbruggen

 

 

 

Tous les chemins ne mènent pas au Congo. Celui qui voulait quitter la patrie froide direction la colonie belge devait se soumettre à toutes sortes de conditions avant d’obtenir les estampes nécessaires sur tous les documents. La Belgique voulait à tout prix éviter que le Congo devienne le havre des ratés, criminels, frustrés en politique ou pauvres bougres. Le blanc qui arrivait au Congo colonial était supposé être un représentant incorruptible de sa race. Le Congo ne pouvait en aucun cas devenir un Far West Africain. Le Congo Blanc a usé des legions de Belges : des militaires, la police, les représentants du Gouvernement Général, et en plus les techniciens des compagnies privé; ces compagnies qui florissaient d‘année en année et qui inspiraient aux agrandissements et investissements. Les travailleurs non qualifiés devaient rester en Belgique. En brousse il y avaient assez de noirs pour faire ce genre de boulot.

 

André Monbaieu

 

Des centaines de milliers de colonialistes peuvent parler du Congo, mais n'ont jamais connu, plus tard, le Zaïre. Ceux qui, après 1960, sont venus de Belgique au royaume de Mobutu, n'avaient que peu à faire avec le Congo d'autrefois ou le colonialisme. En général, ils étaient attirés par l'un ou l'autre appel à l'aide au développement. Le trait d'union entre les Belges du Congo et les Belges du Zaïre était qu'ils étaient prêts à travailler dur, à se priver de beaucoup de choses pendant des années dans l'espoir qu'après, en Belgique, ils auraient une promotion sociale rapide. Les deux groupes témoignent la plupart du temps qu'ils ne se sentaient pas déçus ni trompés et que la société nègre n'avait en fait pas changé. La caractérisation des indigènes pendant la période 1950-60 et celle au cours de la période 1970-80 se ressemblent étrangement. Tout au plus, les "huttes" sont remplacées par des "appartements". Pour le reste, le soleil tape toujours aussi fort et l'ambiance est toujours la même: pas de cloison entre l'insouciance et l'anxiété, la correction et la corruption.

René M de : Hove

 

Bonjour,

Si vous pouvez m'aider a traduire le texte de Re , merci de me contacter via mail

 

congo 1960 image foto sans titreJan Van Hove

 

Jan Van Hove (73) de Schoten ne pouvait pas être absent de cette série. Tout qui a mis un pied sur le sol congolais dans l'après-guerre se trouve immanquablement sur les listes que Jan Van Hove tient scrupuleusement. Ces derniers mois nous avons contacté des dizaines de personnes dans le cadre “Le coeur noir de l'Afrique”. À chaque fois ces ex-coloniaux s'avéraient être lecteurs du périodique pamphlétaire “Waarom ? – Vérités”, dédigé, imprimé et expédié par Jan Van Hove, sous l'emblème de l'Association pour les Intérêts Belges en Afrique (section belge de la Confédération Européenne des Spoliés d'Outre-Mer). Dans ces pamphlets on trouve de nombreux appels pour reconnaître les droits des coloniaux et pour obtenir les réparations financières promises en 1960. Après le Congo, Jan Van Hove se prit de passion pour “Waarom ?- Vérités”. Garagiste de métier et pas particulièrement béni des dieux comme écrivain, il s'attaqua néanmoins à cette tâche après 25 années d'expérience africaine.

Avez vous aussi un texte ?N'hésitez pas a me contacter pour publier vos témoignages sur la colonie Belge