Livre: Armand Merlon.

Le Congo Producteur du père Armand Merlon

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Auteur Fernand Lisse

ARMAND MERLON, Un Père Blanc peu ordinaire au service du cardinal Lavigerie et du roi Léopold II.

Enrichi d’une carte et de nombreux documents anciens, le livre comprend également des éléments biographiques et des lettres du Père flamand Kamiel Vanderstraeten, du Père français Joseph Dupont et du Père allemand August Schynse.

Avec une préface de Guy Vanthemsche, professeur à la Vrije Universiteit Brussel.

En annexe : La première réédition intégrale du Congo producteur d’Armand Merlon (1887) complétée de nombreuses notes et documents photographiques.

Format : 155 X 255     

Nombre de pages : 248     

Prix de vente    € 22,00 (livraison €3,00)

L’AUTEUR :
Fernand Lisse est né en 1949 dans le Hainaut. A Bois d'Haine. Il fréquenta l'Ecole des Sœurs , place de l'Eglise et ensuite l'Institut Saint Joseph à la Louvière jusqu'en 1965. Il fut scout à Jolimont, assistant de troupe à Manage et chef de troupe à Bois d'haine. Il fut aussi membre du SB Club à Manage. Il est passionné d'histoire et fait des recherches surtout sur les Missionnaires belges. Il à aussi écrit un article sur le temple Protestant de Bois d'Haine qu'il a fait parvenir à Guy Symoens. Il s'est marié en 1973 et à quitté la région pour s'établir à Bruxelles.
Après avoir travaillé comme typographe dans plusieurs entreprises dont le journal "Le Soir" et les Etablissement Masquelier à Manage (4 ans), il a fait la grande partie de sa carrière professionnelle de 1978 à 2008 au sein de l’Office National du Ducroire. Ayant dans ses attributions les archives, il a pris l’habitude des recherches et du travail minutieux et précis. Habitant depuis 2008 la commune de Woluwe Saint Lambert, il s'est intéressé à l'histoire de celle-ci.
Après avoir lu "l’Histoire des Pères Blancs à Woluwe Saint Lambert" dans la revue publiée par le Cercle d’Histoire d’Archéologie et d’Architecture de Woluwe Saint Lambert du 13 septembre 1986, il décide de faire des recherches sur Armand Merlon qui fut une des chevilles ouvrière de cette aventure. Il a permis à Merlon de reprendre sa place dans l'histoire des Père Blancs Belges dont il fut une des chevilles ouvrières.
Le livre est essentiellement basé sur des archives que l’auteur a pu consulter en Belgique ou qu’il s’est fait envoyer de France, du siège des Pères Blancs à Rome et même du Vatican.
A la demande des Pères Blancs, il travaille sur une autre biographie, mais ici il s'agira d'un personnage ayant eu une envergure internationale, une des grandes pointures des Pères Blancs Belges.

LA VIE D’ARMAND MERLON :
Armand Merlon fut le premier francophone belge entré dans la Société des Pères Blancs du cardinal Lavigerie (fondateur des Pères Blancs en 1868 alors qu'il était archevêque d'Alger).

Il est né à Nivelles le 4 mai 1859. Son père y était haut fonctionnaire à l’Enregistrement.
Arrivé au noviciat le 16 juin 1879, Armand Merlon prononça son serment, le même jour que le P. Kamiel Van der Straeten, le 27 mai 1880. Par après, il poursuivit ses études et fut ordonné prêtre à Alger par Mgr. Dusserre le 22 septembre 1883. Le 26 du même mois il partait pour la maison de Lille, où il avait été nommé ainsi que P. Schynse, premier prêtre allemand de la Société. Les deux jeunes pères étaient désignés pour faire la quête et la propagande.

Le P. Merlon suggéra au cardinal Lavigerie dans sa lettre du 28 mars 1884, de fonder en Belgique une école apostolique pour la Société. Le Cardinal marqua son accord et lui ordonna de chercher une maison convenant à ce projet.
Les démarches du P. Merlon aboutirent le 31 mai 1884 par une option sur le Château Kieffelt à Woluwe St. Lambert. Le contrat de location fut signé le 16 juillet 1884, après accord du Cardinal. Restait à nommer le personnel de la nouvelle maison. Le cardinal Lavigerie écarta la candidature du P. Merlon pour le supériorat, quoiqu'elle fût appuyée par les confrères belges. Il écrivait au P. Bridoux, vicaire général de la Société, que le P. Merlon semblait briguer trop ouvertement la place de supérieur à Woluwe, mais qu'il n'avait point l'âge ni l'expérience nécessaire pour une situation si difficile. Finalement, au mois d'octobre 1884, le personnel fut ainsi constitué : P. Augustin Bresson, français, supérieur ; P. Merlon, directeur ; P. Van der Straeten ; P .Roelens et le Frère Hillebrandt.

Entre-temps, le Cardinal Lavigerie avait reçu une lettre du 16 août 1884 de l'Évêque de Gand, Mgr Bracq qui avait entendu des plaintes au sujet du P. Merlon et avait conseillé son rappel. Le cardinal lui répondra : "Rien dans sa conduite passée ne justifie les accusations portées contre lui auprès de Votre Grandeur. Nous l'avons toujours connu jusqu'ici comme un sujet pieux, bon, sincère et attaché à tous ses devoirs..."

Convoqué par le Cardinal, le P. Merlon avait quitte Woluwe le 27 août pour se rendre à Carthage. Il eut amplement l’occasion de se justifier et il sollicita la faveur de pouvoir partir au Congo pour démontrer ainsi son attachement à la Société. Le 23 janvier 1885, il fut reçu en audience particulière par le Roi Léopold II, en compagnie du P. Bresson. Le 3 février il eut l'occasion de donner un sermon de carême pour la Reine. Le lendemain elle envoya un ostensoir et une magnifique chape à la maison de Woluwe. En mars 1885 le P. Merlon fut désigné pour participer à la fondation d'un poste dans l'Ouest du Congo, au-delà de Stanley-Pool. Le 25 mars le roi Léopold II lui accorda une longue audience d'adieu. Le 30 mars le Père quitta Woluwe.

La caravane du Bas-Congo composée des Pères Joseph Dupont, Français ; Schynse, Allemand et Merlon, Belge s'embarqua au Havre le 22 Juin 1885. Le 29 Juillet ils arrivèrent à Vivi. Peu après leur arrivée le P. Merlon tomba gravement malade. Contre toute attente, il se rétablit. Vers la mi-janvier 1886, il se mit à son tour en route pour le Stanley-Pool. Le 17 février les trois confrères y étaient pour la première fois ensemble.
Laissant le P. Schynse à la garde du matériel, les Pères Dupont et Merlon s'embarquèrent pour Kwamouth avec le Major von Wissmann. Ils y débarquèrent le 13 avril et à partir de ce moment le P. Dupont remplaça même un temps le représentant sur place de l'Association Internationale Africaine, qui devait retourner à Léopoldville pour se faire soigner.
C'est sur la rive opposée à celle occupée par le poste de l'État que les missionnaires voulaient installer la mission. C’était une colline boisée dominant le fleuve. Le poste fut nommé : N.D.de Bungana.
Pris par une dysenterie persistante le P. Merlon dut quitter Kwamouth le 19 octobre 1886. En janvier 1887 il était à Bruxelles. Il fut soigné dans sa famille à Schaerbeek où il occupa ses loisirs à préparer un livre. Le 31 mars 1887 il fut à nouveau reçu au Palais de Bruxelles par le roi Léopold II.

Le P. Merlon a écrit une magistrale étude sur les richesses et les ressources potentielles du Congo: « Le Congo producteur » (1887).
Entre-temps le P. Merlon s’était rendu en Tunisie. C'est au cours de ces mois que mûrit le projet de quitter la Société, pour raisons de santé mais aussi parce que les autorités de la Société l'y invitaient.

A son retour en Belgique en octobre 1887, l'abbé Merlon se proposa de reprendre contact avec la maison de Woluwe, mais le P. Bresson lui fit savoir que ce n’était pas opportun. Dans les mois qui suivirent, il y eut bien un échange de lettres. Dans celle du 20 avril 1888, l'abbé Merlon se plaignait de ce que les confrères racontaient sur lui. Il envoya la copie de cette lettre au cardinal
Lavigerie. Celui-ci fit répondre le 30 avril par le P. Dequerry, vicaire général de la Société : "Je vais donner immédiatement les ordres nécessaires pour que mes confrères s’abstiennent à l'avenir de prononcer même votre nom en Belgique". Les relations avec la Société s’espacèrent certainement. Deux sources signalent qu’il se serait établi à Paris vers la fin de 1888. D'autres y ajoutent qu’il avait tout abandonné. En tous cas on ne trouve plus trace de lui, ni à l’archevêché de Malines, ni à Nivelles, ni à Schaerbeek.

En 1888 il s’installe à Paris, il fut vicaire dans une paroisse et puis aumônier privé pour une grande famille, les Fitz-James. Il fut ensuite vicaire et aumônier militaire à Chartres. Il demande en 1893 nationalité française pour service rendu à la France durant sa mission au Congo. Il rempli ses obligations militaires et finalement se maria à Paris en 1899. Il ira ensuite s'installer à Aix en Provence (où il disposait d'une magnifique propriété) et y sera responsable d'une société d'import et d'export d'huile d'olive.
Il est décédé inopinément en 1903 à Ax les Thermes.

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