SiteLock
Livre du mois Le Petit futé Kinshasa 14,95 € Communiqué de presseGuide Kinshasa 2017 (petit futé)Neocity
Boek van de maand Zoon in Congo 15% korting + gratis verzending Zoon in Congo Lanoo Uitgeverij
   Webmasters Delcol Martine Eddy Van Zaelen De webmaster Delcol MartineEddy Van Zaelen
  Helpt U mee en stuur je ons uw boeken in ruil voor een publicatie op de site  Sponsor Site
Kasai Rencontre avec le roi des Lele Kasaï , rencontre avec le roi Prix exclusif Grâce a Congo-1960 Sans limite de temps 29.80 € frais de port inclus  -Editeur Husson
L'état indépendant du congo a la recherche de la vérité historiquecongo 1957-1966 TémoignageLes chemins du congoTussen vonk en omroep , draadloze communicatie in België en CongoLeodine of the belgian CongoLes éxilés d'IsangiGuide Congo (Le petit futé)Congo Ya Kalakala, avec mes remerciements a Mr Paul DaelmanCongo L'autre histoire, avec mes remerciements a Charles LéonardL'Héritage des Banoko , avec mes remerciements a Mr. Pierre Van BostL'année du Dragon avec mes remerciements a Mr Eddy Hoedt et Mr Peeters Baudoin

"L'AFRIQUE ET LE CONGO BELGE ENTRE LES DEUX GUERRE MONDIALE. "

Les Province, Districts Région et centre important du Congo Belge

 

 

Il y a une section Province en Néerlandais et en Français, s'il vous plaît noter que vous pouvez trouver autres informations

dans les sections parlant Néerlandais. Nous espérons fin de l'année 2017, je serais prête avec une version complète des provinces , de nombreux rubriques disparaitront comme rencontre et avis de recherche.

Ainsi cette rubrique peut devenir un l'élément de base et une base de données pour tous ceux qui sont intéressés par la colonie des belges.

 

Les Provinces du Congo Belge

 

Introduction historique et géographique les sources de différent livres par quelques auteurs entre autre : par MM. le commandant CASSART - l'ingénieur GOFFIN - le commandant DUBREUCQ - l' ingénieur: CHABRY - le docteur DRYEPONDT - les commandants HENNEBERT et DE RENETTE DE VILLERS-PERWIN - Monseigneur ROELENS - M. le Vice-gouverneur WANGERMÉE - Infor Congo guide du voyageur 1958 A.J. Moeller de Laderdersous

L'Afrique Equatoriale

L'Afrique équatoriale et la région des lacs constituent dans l ‘Afrique centrale deux régions continues de  l'Atlantique a I' océan Indien mais dans lesquelles le climat  et la végétation, les conditions générales de Ia vie végétale, animale et humaine établissent des distinctions, des oppositions très marquées. Ces constatations amènent  à distinguer au point de vue physique une Afrique équatoriale s'étendant  de l’océan Atlantique au talus des lacs, jalonné par leTanganyika les lacs Kivu et Albert  et une région des lacs située entre le talus occidental et l'Océan.

Ces grandes divisions physique sont celles qui limitent politiquement deux grands domaines coloniaux : à l’ouest le Congo belge occupant l’Afrique équatoriale , a l’est l’Afrique orientale anglaise, formée des territoires de Zanzibar et Pemba îles , au large des Amirantes et Seychelles, de Maurice et dépendance

(Cliquez sur la photo pour agrandir les cartes (ci dessous carte Larousse 1948)

On donnais généralement le nom d'Afrique équatoriale à une immense région qui s'étant entre la zone soudanaise au nord, la ligne de fracture des Grands-Lacs à l’est, la Zambézie et L’Angola, au sud, L’Atlantique à L’ouest. C'est essentiellement le domaine de la forêt dense, de la grande Sylve qui fait jaillir l'humidité équatoriale et que draine le puissant système fluvial du Congo et de ses affluents. Aussi est-on autorisé à en détacher la région des Grands-Lacs, qui, elle aussi, est traversée par l'Équateur, mais qui, en raison de sa structure exceptionnelle et de son  altitude, échappe en grande partie aux conditions de la zone équatoriale et consiste en savanes plutôt qu’en forêts.

L'Afrique équatoriale se compose, politiquement, de trois grands groupes : le Cameroun, ancienne possession allemande, dont L’administration a été confiée à la France et à l’Angleterre, à La suite du traité de Versailles, l'Afrique équatoriale française proprement dite, qu’on désigne parfois  sous le nom de Congo français, et le Congo belge. Il faut y ajouter, pour être complet, deux résidus et, si L’on peut employer en l'occurrence ce terme géologique, deux « témoins » des empires espagnol et portugais.

 

Naar Boven - Vers le Haut

 

Le Cameroun et l'Afrique équatoriale française. - Le Congo Belge.

Un domaine immense,

- Le Congo belge est un des domaines coloniaux les plus vastes et surtout les plus cohérents, les plus ramassés qui soient en Afrique. Sa superficie totale dépasse 2.350.000  kilomètres carrés; elle est donc environ 8o fois plus grande que celle de la Belgique.

Il est au centre géographique de L’Afrique, à cheval sur l'Équateur, et sa situation générale est assez  étrange :'il ne communique avec L’océan que par une très étroite ouverture; sa seule frontière naturelle, c'est celle que forment, du côté de l'Afrique équatoriale française, les vallées du Congo, de l’Oubangui et du M'Bomou ; partout ailleurs, ses limites sont purement conventionnelles et d’autant  plus capricieuses que les intérêts en présence, Anglais, Portugais, Allemands, Belges - .. , étaient  plus divers.

Il y a donc là tout un monde, un monde plus varié qu'on ne l’imagine ordinairement, mais plus homogène aussi que la plupart des domaines voisins, tels que L’Afrique occidentale et  l'Afrique équatoriale Françaises.

Unité et variété,

- C'est d'abord le grand fleuve qui donne au Congo belge une forte unité: colonie, dans son ensemble, a la forme d'un éventail ouvert, dont le fleuve constituerait la branche
principale, et les affluents les nervures.

Si les lignes de partage des eaux sont souvent imprécises, elles sont cependant plus nettes, en général, que dans la plupart des autres régions fluviales de l’Afrique : à l'est, le réseau congolais est à peu près fermé par les plateaux montagneux qui bordent les grands lacs et dont certains points sont fort élevés (par exemple, le Ruwenzori, -5.130  mètres, le Virunga,4.500 mètres) ; au sud-est, par les chaînons des monts Mitoumba qui traversent le Katanga; à l'ouest, par des plateaux montagneux (monts du Mayombe, monts Kanzanga); au nord et au sud, par de hautes régions tabulaires. Surtout,  ces lignes plus ou moins franchement dessinées s'accordent avec un relief général qui donne au Congo belge l'allure d'une cuvette et dont le centre, le point le plus déprimé, se trouve non pas à l‘estuaire du fleuve, mais dans une sorte de delta intérieur, région de lacs et de grands confluents. Tout le Congo belge, en somme, rayonne autour de ce delta central.

- En plus de cette unité géographique, la colonie bénéficie d'une unité de climat assez sensible.

Bien que certaines régions de l'extrême sud-est s'étendent au-delà de 10° de latitude S., l'Équateur est vraiment l'axe du Congo belge; il coupe de part en part la boucle du fleuve, et les grands affluents n'en sont jamais très éloignés. Bien mieux que la colonie française voisine, le Congo belge mériterait, le nom d'Afrique équatoriale.

Enfin, les actions combinées  de cet important réseau fluvial et de ce climat très humide valu à la cuvette congolaise une simplification, une unification au moins superficielles de sa géologie-Les roches primitives, le granite notamment, n'apparaissent plus guère que sur le pourtour; dans tout reste de cette plaine concave, se sont déposés des grès rouges, puis des grès blancs, recouvert eux-mêmes d'un épais manteau de terres meubles, de formations détritiques, qui proviennent de l'altération chimique et de la désagrégation mécanique des roches et prennent fréquemment, par oxydation des matières ferrugineuses, la forme de latérite.

Mais cette exceptionnelle unité n'est pas sans nuances, et les éléments qui la composent concourent en même temps à la diversifier : par exemple, les différences d'altitude contrarient l'influence du climat; les îlots « témoins » de granite ou des grès rouge, les réactions de la nature du sous-sol sur la composition du sol superficiel, provoquent des variations dans le paysage végétal. De là, des « régions » assez accusées.

Congo, de l'Afrique; né dans la région des Grand Lacs, sous le nom de Loualaba, il coule en  un immense arc de cercle au milieu de vastes forêts, reçoit à droite l'Oubangui et la Sanga, à gauche le Kassaï, baigne Stanleyville, Léopoldville, Brazzaville, traverse une région montagneuse ou il forme des chutes nombreuses, et se jette dans l'Atlantique par un vaste estuaire. Cours, 4 650 km -

Naar Boven - Vers le Haut

 

Congo belge,

Kaart Kongo Belgische Kolonie

 

État fondé en Afrique en conformité des décisions du congrès de Berlin (1885) sous le nom d'D’état indépendant du Congo. Léopold II, roi des Belges, qui en était le souverain depuis l’acte général de Berlin (1884-1885) l’a cédé à la Belgique en 1908.

Le Congo s’étend sur tout le bassin du Congo supérieur et moyen.  Vaste forêt ; grande ressource économique ; cuivre (Katanga) ; radium ; or ; étain ; bois ou coton ; pierres précieuses ; ivoire.

Superficie 2.385.120 km2

Population : + 10.000.000

Capitale : Léopoldville

Ville principale : Boma, Matadi, Banana, Stanleyville, Coquilhatville, Elisabethville, La Panda.

La Belgique administre, sous mandat de la Société des Nations (1919),

L'Urundi – Ruanda partie de l'ancienne Afrique - Orientale allemande, En 1940, le Congo belge est passé du côté des Alliés et les a fait bénéficier de ses ressources.

 

En 1910 environs les  territoires du bassin congolais n'étaient plus une de ces régions presque complètement inconnues et toujours mystérieuses, comme ils l'étaient encore peu d'années avant la création de l'État Indépendant du Congo. La connaissance du milieu physique centre africain avait déjà fait de notables progrès, grâce aux explorations, aux études et aux recherches diverses effectuées en vue de réaliser le premier équipement de la Colonie et de préparer sa mise en valeur.

De nombreuses missions scientifiques et techniques avaient parcouru ces territoires et avaient fait un premier inventaire des richesses qu'il serait possible d'y exploiter.

Au Katanga, le Service géographrque et géologique du Comité Spécial du Katanga, après avoir conduit ses travaux en Afrique pendant près de dix années, soit jusqu'en fin 1928, continue, depuis 1919, à effectuer ses levés et ses études. La collaboration du Service des Mines du Comité Spécial du Katanga, ainsi que celle du Service géologique de l'Union Minière du Haut-Katanga lui sont souvent venues en aide. Aussi, peut-on dire, qu'il a contribué, dans une large mesure, à l'édification de l'oeuvre scientifique qui s'érige avec les matériaux africains.

une page d'histoire :

La pénétration dans les régions du Centre Africain anno 1940. July 7, 2015

SUPERFICIE ET POPULATION.

Le Congo Belge comprend la majeure partie du bassin du Congo. Les points extrêmes sont : en longitude E. de Greenwich, 12° 15' à la côte atlantique et 31° 15' au lac Albert; en latitude, 5°20' lat. N. et 13°27' lat. S.

La superficie est de 2.345.400 km2 ,soit environ 80 fois celle de la Belgique (30.500 km2 ) ou 4 fois celle de la France.

Le Ruanda-Urundi est situé à l'est du Congo. Avec ses 54.172 km 2 , son étendue est à peu près le double de celle de la Belgique. Population au 1er janvier 1956.

Les districts du Congo où la population est la plus dense sont : celui d'Elisabethville avec 20,97 habitants par km 2 , le Bas-Congo avec 20.38, Léopoldville et le Territoire suburbain avec 18,25, le Kwilu avec 13,76, le Nord-Kivu avec 13,63 la Lulua avec 13,28, le Sud-Kivu avec 13,03, le district des Cataractes (Thysville) avec 11.19, l'Ituri avec 9,72, l'Ubangi avec 7.95. le district de Kabinda avec 7,69. Les moins peuplés, avec une population inférieure à 3 habitants par km 2 , sont les districts de l'Equateur (2,99) , de la Tshuapa (2,95), du Haut - Lomami (2,82), du Lac Léopold II (2,17) et du Luapula-Moëro (1,86).

Geographie population

Répartition de la population européenne.

Les moins peuplés, avec une population inférieure à 3 habitants par km 2 , sont les districts de l'Equateur (2,99) , de la Tshuapa (2,95), du Haut - Lomami (2,82), du Lac Léopold II (2,17) et du Luapula-Moëro (1,86). Répartition de la population européenne.

Sur les 123.320 non indigènes résidant au Congo Belge et au Ruanda-Urundi au 1er janvier 1957, 113.899 étaient de race blanche européenne et parmi eux 89.309 étaient de nationalité belge, soit 78,41 %. Les autres sont des Asiatiques, des métis et des Africains de race noire. L'augmentation de la population blanche fut, au cours de l'année 1956, de 10.476 unités.

Congo

Les ressortissants des principales nations représentées par les 107.413 Blancs étaient au nombre de : Belges 84.444 (78,61 %), Portugais 5.300, Italiens 3.364, Grecs 3.177, Français 2.247, Britanniques 2.236, Américains 1.793, Néerlandais 1.357, Suisses 825, Luxembourgeois 539, Sud-Africains 263, Suédois 224, Canadiens 178, Allemands 152, Polonais 144, Espagnols 140, Turcs 83, Norvégiens 79, Russes 62, Danois 46, etc. Ruanda-Urundi Les 6.486 résidants européens comprenaient : 4.865 Belges (75 %), 457 Grecs, 192 Italiens, 179 Français, 138 Néerlandais, 126 Américains, 85 Britanniques, 71 Suisses, 67 Portugais, 56 Sud-Africains, 55 Suédois, 42 Luxembourgeois, etc. Parmi les 2.491 Asiatiques, on dénombrait : 1.023 Arabes, 715 de nationalité britannique, 409 Pakistanais, 309 Indiens, 25 Yéménites, etc.

GEOLOGIE. * Les quelques données de ce paragraphe ci-dessous ; sont tirées de : « Quelques aspects physiques du Congo Belge» par Edmond Polinard, parus dans le bulletin de la Société Royale de Géographie d'Anvers. Année 1946-1947.

* Il n'est pas inutile de rappeler ici la chronologie généralement admise des grandes ères géologiques et leurs divisions en périodes géologiques. 1. I. Le Précambrien divisé en Archéen et Algonkien. 2. Il. L'ère primaire ou Paléozoïque comprenant le Cambrien, le Silurien, le Dévonien, le Carbonifère et le Permien. 3. III. L'ère secondaire ou Mésozoïque divisée en Triasique, Liasique, Jurassique et Crétacé. 4. IV. L'ère tertiaire comprenant l'Eocène, l'Oligocène, le Miocène et le Pliocène. 5. V. L'ère quaternaire ou Pléistocène divisée en Paléolithique et Néolithique. N.B - L'ensemble des ères tertiaire et quaternaire s'appelle aussi l'ère Cénozoïque. Il est admis que la plaine centrale du Congo formait à la fin du cénozoïque (ensemble des ères tertiaire et quaternaire) un immense lac intérieur; toutes les eaux des rebords montagneux de cette plaine convergeaient vers le centre. L'écoulement progressif du lac se fit par la tête d'un petit affluent de l'Atlantique et forma le goulot par lequel le fleuve Congo traverse les Monts de Cristal. Le petit affluent occupait le cours actuel du bas fleuve. Le cours du fleuve moyen s'est formé à l'époque où le lac s'est vidé et il aurait épousé la forme de la rive nord. A cette époque le lac Kivu se déversait dans le lac Albert et appartenait au bassin du Nil. .*

Dans le Ruanda-Urundi, les vastes dépressions (lacs Mohasi, Mugesera, Chohoha), d'une part et les vallées marécageuses (Kagera) ou sèches, d'autre part, seraient dues à des affaissements du sol, ayant provoqué l'inondation des vallées, dont certaines se sont asséchées ultérieurement, par suite d'une descente du niveau du lac Victoria et du colmatage par des alluvions lacustres.

Au Congo on constate que les contreforts des plaines intérieures sont disposés en étages; cette disposition est commune à la région des plateaux et à la région montagneuse. Le profil d'équilibre aurait été rompu localement par des déplacements verticaux le long de failles. Cela explique pourquoi le cours des rivières est divisé en tronçons bien régularisés, séparés par des zones de chutes et de rapides. Cette constatation tend à faire admettre l'existence d'une pénéplaine sur toutes les régions couvertes par le bassin hydrographique du Congo. Cette pénéplaine a atteint son stade de régularisation maximum au cours de la seconde moitié du tertiaire et son morcellement a eu pour conséquence les particularités du relief actuel. Toutefois, différentes périodes de pénéplanations antérieures, dont on retrouve des vestiges dans les plateaux et dans la région montagneuse, ont pu s'échelonner sur la longue période comprise entre le Carbonifère et l'époque actuelle.

 

Naar Boven - Vers le Haut

 

Périodes géologiques.

Les formations géologiques du Congo se répartissent en deux groupes :

1°) les couches horizontales, postérieures au Carbonifère et relativement jeunes, dont la grande masse se rencontre dans les plaines intérieures jusqu'à la cote 500, laquelle est largement dépassée vers le Sud et le Sud-Est et dans les plaines côtières ;

2°) le vieux socle sur lequel les couches reposent et qui apparaît sur les parties élevées du relief (plateaux et montagnes). Les formations postérieures au Carbonifère. Elles comprennent :

a) des dépôts sédimentaires d'origine marine caractérisant la plaine côtière, qui appartiennent à la fin du Mésozoïque (Crétacé et peut-être Jurassique) et à la première moitié du Cénozoïque (Paléocène, Eocène, Miocène) et peuvent être recouverts par des sables pléistocènes, des produits d'altération ou des alluvions holocènes ;

b) des dépôts sédimentaires d'origine continentale recouvrant surtout les plaines centrales et leur prolongement méridional et sud-oriental, les plus récents pouvant aussi, en dehors des plaines, reposer directement sur le socle ancien. Ces formations continentales de l'intérieur comprennent, en allant des plus récentes aux plus anciennes, les trois groupes suivants : des formations récentes, le système du Kalahari et le système du Karroo. Les formations récentes.

- Ces formations sont caractérisées par les alluvions et les produits détritiques et d'altération telles les éluvions et la latérite que l'on rencontre sur toute la partie élevée du pays, tels les graviers lacustres et ceux de rivières (couches de la Busira) qui se sont déposés dans les plaines intérieures, les dépôts de lacs et de rivières qui comblent partiellement les fossés du lac Albert et de la Semliki (Pléistocène et Pliocène supérieur).

Le système du Kalahari est caractérisé par du sable meuble ou à peine agglutiné, des sables cimentés par de la silice ou des grès silicifiés (grès polymorphes) et des calcaires lacustres silicifiés lesquels renferment les restes d'une faune d'eau douce (gastéropodes, ostracodes, characées).

Ce système appartient en grande partie au Cénozoïque mais peut s'étendre du jurassique jusqu'au Pliocène supérieur. Il caractérise surtout les régions au sud du 5e parallèle où il a une épaisseur de quelques mètres à une centaine de mètres.

Le système du Karroo ou du Lualaba-Lubilash est composé de grès et de schistes dont les couches horizontales sont recouvertes par celles de la Busira ou du Kalahari, ou par d'autres produits détritiques; ces couches apparaissent dans les bordures septentrionale, méridionale, sud-orientale et orientale des plaines centrales. Les couches de grès, parfois accompagnées de lentilles de poudingue sont répandues dans les régions du Kwango, du Kasaï et du Sankuru; les schistes argileux et les argilites se révèlent surtout dans les régions du Lomami et du Lualaba. Grâce aux fossiles trouvés dans ces couches, il a été démontré que le système du Karroo appartient au Permien, au Triasique et au début du Jurassique. Il est possible que les couches inférieures appartiennent au Carbonifère supérieur. Les formations du vieux socle. Le vieux socle sur lequel reposent les systèmes précédents comprend les ensembles de roches sédimentaires, de roches métamorphiques et de roches magmatiques.

Dans les roches sédimentaires, on rencontre des grès, des psammites, des schistes, des calcaires el des dolomies en couches subhorizontale, plissées ou sectionnées par des failles. Les roches métamorphiques comportent notamment des phyllades, des micaschistes, des gneiss, des amphibolites et pyroxénites, des marbres, des quartzites avec prédominance des gneiss, amphibolites et pyroxénites.

Ces trois derniers types sont fréquemment formés aux dépens de roches « magmatiques » préexistantes, contrairement aux autres qui se sont souvent formés à partir de roches sédimentaires.

Les roches magmatiques comprennent surtout des types à feldspath ou à quartz et feldspath parmi lesquels sont en prédominance les granites qui occupent de grands espaces et des gabbros dont de petits affleurements se rencontrent souvent.

Les plagioclasolites quartziques sont fréquentes : ce sont le plus souvent des équivalents biotitiques de norites quartziques. Il est à noter que les diorites, les syénites et les monzonites sont rares dans le centre de l'Afrique, que les roches à feldspathoïdes se confinent uniquement dans les régions qui encadrent le lac Kivu et que, comme constituant de la roche à feldspath potassique, on rencontre plus souvent le microcline que l'orthose.

Dans le bassin du Congo et les contrées immédiatement voisines prédominent les roches calco-alcalines (à plagioclases) de type calco-magnésien (augite, diopside, hornblende) ou situées à la limite du type magnésien (olivine, pyroxènes orthorhombiques).

Dans la région du lac Kivu apparaissent des roches de type alcalin, roches éruptives à déficience de silice, riches en potassium et qui contiennent de la leucite. Immédiatement au sud de Matadi, à cheval sur la frontière de l'Angola, on découvre un petit massif hyperalcalin (présence de pyroxènes sodiques) constitué par un granit à aegyrine et riebeckite. La tectonique. Les formations sédimentaires, postérieures au Carbonifère, qui reposent sur le socle ancien sont demeurées horizontales ou présentent de faibles ondulations. Les couches formant la plaine côtière sont planes ou localement ondulées et, dans leur ensemble, inclinées vers l'Océan ; des failles obliques fortement inclinées, postérieures à l'Eocène, les affectent. Les formations appartenant au Karroo sont affectées par des failles fortement inclinées, suivant lesquelles se sont effectués des déplacements verticaux. On note leur présence dans les régions .du Kasaï et .de la Lukuga.

 

Dans l'Afrique centrale et orientale se sont formés, durant le Cénozoïque et plus particulièrement durant le Pléistocène, des fossés profonds limités par des failles verticales. Au Congo Belge, ils sont jalonnés du N. au S. par les lacs Albert, Edouard, Kivu et Tanganika. Dans le Congo occidental, les formations sédimentaires appartenant au socle ancien ont été plissées suivant une direction parallèle à la côte de l'Atlantique; vers l'Est (Inkisi), ces plis s'aplatissent.

Au Congo français et en Angola, on constate des ondulations de direction E.-0. Au Katanga on trouve deux grands plissements : Le plissement lualabien qui décrit un arc se dirigeant, à partir des sources de la Lubudi et de la Lufupa, vers le N. -N.-E. jusqu'aux environs du lac Tanganika (système des Kibara) et se redressant, à partir de là, vers le N. et même le N.-0. pour se prolonger dans le Kivu et le Ruanda-Urundi (système de la Ruzizi et de l'Urundi). Les crêtes anticlinales des plis lualabiens sont constituées par des roches métamorphiques et des roches éruptives. Le plissement lufilien du sud du Katanga décrit un arc dont la direction générale est parallèle à la frontière méridionale du Congo. Le plissement affecte les formations du vieux socle appartenant au système schisto-dolomitique et à celui du Kundelungu. Les richesses minérales. A part les gisements de charbon (Luena, Lukuga), de schistes bitumeux (Stanleyville, Ponthierville) et de pétrole (plaine côtière, lac Albert) qui sont d'origine sédimentaire et intercalés dans des couches plus récentes que le Carbonifère, les richesses minérales sont intimement liées aux manifestations magmatiques qui ont engendré des roches éruptives diverses ; on , les rencontre pour la plupart dans la bordure périphérique des plaines intérieures, là où apparaît le socle ancien. Ces manifestations magmatiques comportent une série de phases successives au cours desquelles prennent naissance, entre autres, des roches à grain moyen telles que les granites, des pegmatites à cristaux de taille hétérogène, des transformations minéralogiques de ces roches et des roches encaissantes par des apports d'eau, de bore, de fluor, d'étain et autres, vraisemblablement par voie de diffusion pneumatolytique et, enfin, des remplissages de fentes par voie hydrothermale (précipitations aux dépens de solutions), notamment par du quartz. A ces différentes phases de la différenciation est liée la cristallisation de divers minéraux de valeur économique importante, dont la concentration constitue des minerais primaires exploitables ou non. C'est ainsi que la cassitérite, parfois liée aux pegmatites est généralement en rapport avec la phase pneumatolytique qui suit la formation de ces roches et avec le début de la phase hydrothermale ; que le wolfram et l'or sont plutôt liés aux filons de quartz de la phase hydrothermale et que le dépôt des sulfures de cuivre relève de cette dernière phase.

Du fait qu'il favorise la mise en place et la différenciation des masses magmatiques dans les parties hautes de l'écorce terrestre, le plissement préside à la distribution des aires minéralisées. C'est ainsi que le plissement lualabien prolongé vers le Nord est jalonné par des gîtes de cassitérite, tantalo-columbite et wolfram, et que l'aire du plissement lufilien est le siège des gîtes de cuivre et métaux associés. Les gîtes secondaires, provenant du remaniement des gîtes primaires directement en rapport avec les phénomènes magmatiques, soit par voie mécanique (éluvions, alluvions), soit par la voie de dissolution et de reprécipitation, soit par voie chimique, comportent des concentrations et des enrichissements d'un intérêt économique considérable. La plupart recouvrent les gîtes primaires dont ils dérivent ou en sont immédiatement voisins. Certains, tels les gîtes d'alluvions, peuvent en être séparés par des distances de plusieurs kilomètres. Dans les alluvions et les éluvions. sont concentrés : l'or, le diamant, la cassitérite, les tantalo-columbites et le wolfram libérés de la roche qui les contenait. Sur la Bushimaie, le diamant peut en outre être incorporé dans des produits détritiques spéciaux qui comprennent des fragments altérés de kimberlite, roche mère du diamant. Les gîtes de manganèse du S.-O. du Katanga et du sud du Kasaï proviennent de dissolutions et reprécipitations qui ont conduit à l'enrichissement secondaire d'un gîte à minerai pauvre et disséminé. Ces mêmes phénomènes, compliqués de réactions chimiques, ont affecté la partie haute des gîtes de cuivre provoquant l'enrichissement des sulfures en métal et la formation d'une importante couverture de minerais oxydés.

Par arrêté royal du 28 mars 1912, le Congo belge est divisé en 22 districts:

Aruwimi (Capitale : Basoko)
Bangala (Capitale : Lisala)
Bas-Congo (Capitale : Boma)
Bas-Uélé (Capitale : Buta)
Equateur (Capitale : Coquilhatville)
Haut-Luapula (Capitale : Kambove)
Haut-Uélé (Capitale : Bambili)
Ituri (Capitale : Bunia)
Kasaï (Capitale : Luebo)
Kivu (Capitale : Bukavu)
Kwango (Capitale : Bandundu)
Lac Léopold II (Capitale : Inongo)
Lomami (Capitale : Kabinda) Lowa (Capitale : sans)
Lulonga (Capitale : Basankusu)
Lulua (Capitale : Kafakumbu)
Maniema (Capitale : Kindu)
Moyen-Congo (Capitale : Léopoldville)
Sankuru (Capitale : Lusambo)
Stanleyville (Capitale : Stanleyville)
Tanganika-Moero (Capitale : Kongolo)
Ubangi (Capitale : Libenge)

HYDROGRAPHIE.

Naar Boven - Vers le Haut

 

Cliquez sur les cartes ou photos pour un aperçus plus grand

carte du congo

carte d'adminsitration du congo belge

carte du congo

carte économique du congo

carte du relief congolais